Enquête sur les Associations de défense de la famille et de l'individu
ADFI et Union Nationale Des ADFI
Partie 2 : Les victimes de l'ADFI
Lire la
première partie du dossier
Un
dossier
de http://www.geocities.com/unadfi/p1.html
En mars 2000, nous avons perdu un ami ! Le docteur Yves
Jullien, un homme droit qui avait décidé de consacrer sa vie au soin des
toxicomanes et des personnes en difficultés psychologiques, s’est suicidé,
victime d’un acharnement destructeur. Il avait le seul tort d’être un peu
différent et peut être même d’être plus efficace que certains de ses confrères.
Les parents et amis d’Yves Julien ont bien du se résoudre.
Mais après un an, pendant laquelle nous avons accumulé des informations, nous
pouvons dire qu’Yves Julien a été victime d’une campagne de harcèlement
et de haine orchestrée par l’UNADFI/ADFI (Union Nationale des ADFI/Association
pour la Défense de la Famille et de l’Individu) - un réseau d’associations
financé par l’état au titre de plusieurs millions de francs et ce qui est un
comble, reconnu d’utilité publique (!).
Le fait est que ces associations créées à l’origine pour protéger les
individus et les familles de mouvements qu’elles accusent d’être des sectes
ont rapidement connu des dérives graves. L’UNADFI et l’ADFI ne luttent pas
contre les mouvements dits "sectaires" mais contre tout ce qui est
différent et qui présente une alternative à la société tel que nous la
connaissons. Elles sont devenues une véritable police parallèle et
dictatoriale de la pensée.
En effet, dans un premier temps, à la suite du décès de notre ami, nous avons
pensé que l’ADFI, avait été victime elle aussi de la rumeur. Mais les éléments
que nous avons rassemblés depuis lors, démontrent que les ADFI n’en sont pas
à leur première victime et que de nombreux individus ont vu leur vie ruinée,
se sont tués ou ont même été assassinés à la suite de leurs campagnes ou
de leurs activités.
Nous avons tenté de faire connaître ces informations mais lorsque nous nous
sommes adressés aux administrations concernées afin que les subventions et le
statut d’utilité publique de cette association lui soient retirés, nous
n’avons reçu qu’un refus poli qui signifiait en substance que quelques
"dérapages" étaient inévitables et que les différents ministères
et autres fondations continueraient de subventionner ses activités.
C’est tout bonnement intolérable !
Nous avons par conséquent décidé de consacrer tout notre temps libre à dénoncer
les activités de ces corbeaux de la République et nous demandons à ce
qu’elles soient dissoutes du fait des dangers qu’elles font peser sur la démocratie.
Ce site Web est un des moyens d’action que nous comptons engager. Nous
publierons régulièrement les résultats de nos enquêtes dans ces pages.
Parallèlement et s’il le faut, nous comptons engager un certain nombre
d’actions juridiques. Mais nous avons besoin de votre soutien. Ce site est
publié en Français et en Anglais afin que les nombreux individus et organismes
concernés par les libertés individuelles dans le monde sachent ce que l’État
français finance à coup de millions. Vous trouverez également à la fin de ce
site la liste des organismes à qui écrire par courrier ou par e-mail afin de
demander la dissolution de ce réseau d’associations.
Si vous avez connaissance de faits intéressants ou si vous avez été victime
de leurs activités, n’hésitez pas à nous envoyer vos témoignages.
Un dernier point. Comme bien souvent, ce type d’organisations intolérantes de
par nature, supporte mal les critiques et ressemble comme deux gouttes d’eau
aux associations qu’elles entendent combattre. Quiconque osant les dénoncer
se voit immédiatement accusé de faire " partie d’une secte ",
d’en être son " instrument ", fait l’objet d’une campagne de
harcèlement dans sa vie professionnelle ou personnelle et voit sa vie détruite.
Si un journaliste écrit un article négatif à leur propos, il est immédiatement
attaqué en justice sans parler des pressions reçues par sa direction de la
part de leurs amis politiques.
Comme certains d’entre nous ont déjà fait l’objet de menaces graves sur
leurs vies et leurs propres enfants par téléphone et qu’aucun d’entre nous
ne tient à voir sa vie détruite par des campagnes de rumeurs haineuses et être
ruinés par des procès à répétition (contrairement à eux, nous ne sommes
pas subventionnés par l’état), notre groupe a décidé de rester anonyme.
Affaire n° 1 – Un suicide à l’ADFI
Comme nous l’avons affirmé dans la page d’accueil de
notre site, l’ADFI, créée à son origine par des parents inquiets de voir
leurs enfants s’engager dans des mouvements religieux controversés, a connu
rapidement de graves dérives dont certaines n’ont d’ailleurs jamais été révélées
aux organismes qui financent cette organisation.
L’une d'elles est particulièrement significative parce que d’une part il y
a eu mort d’homme mais aussi parce qu’elle date du début de 1982 –
autrement dit, dans les premières années d’activité de ce réseau
d’associations destructives. Nous l’avons recueillie auprès d’une femme
ayant travaillé comme bénévole dans les locaux de l’ADFI à Paris. Voici
son témoignage tel que nous l’avons reconstitué.
En 1981, un jeune homme décida de rejoindre l’Association pour
l’Unification du Christianisme Mondial. Ses parents, ne partageant pas ses
choix, décidèrent de s’adresser à l’ADFI de Paris où se trouvait alors
le siège de la fédération nationale des ADFI, au 4 rue Fléchier dans le 4eme
arrondissement de Paris.
A cette époque, l’ADFI était engagée dans des expériences qui consistaient
à utiliser des pressions psychologiques visant à dé-convertir
de force un adepte d’un mouvement quel qu’il soit.
Ted Patrick, l’inventeur de ces techniques, un ancien marines aux méthodes
rigoureuses autoproclamé "psychologue", conseillait le kidnapping,
l’enfermement de l’individu pendant plusieurs mois dans un endroit secret
afin qu’il soit soumis à diverses pressions psychologiques, physiques,
parfois même sexuelles ou infamantes (Ted Patrick recommandait d’avoir des
relations sexuelles avec la personne ou de se torcher devant la personne kidnappée
avec l’image du Dieu auquel l’individu croyait, par exemple). Le plus
souvent, la personne était kidnappée ou attirée dans un piège, privée de sa
liberté, rudoyée physiquement et subissait pendant des semaines des discours
incessants presque nuit et jour détruisant les croyances auxquelles elle avait
adhérée.
Il intitula sa méthode, le " deprograming
" en référence aux ordinateurs dont il suffit d’effacer la mémoire
pour pouvoir le reprogrammer de façon "correcte". Et même si toutes
les tentatives n’aboutissaient pas à cette "dé-conversion", il est
facile de comprendre que peu d’individus soumis à ce genre de techniques sont
capables de résister bien longtemps. De fait, nombreux furent ceux qui se
retournèrent contre leur ancien mouvement au moins dans un premier temps. Donc,
pas de plainte – pas de procès.
Quand il rencontrait un échec, Patrick n'était que rarement poursuivi car il
s’arrangeait pour que les parents effectuent eux-mêmes les actions illégales
(comme l’enlèvement et la détention) et les juges ne pouvaient se résoudre
à condamner les proches de la victime. Il est d’ailleurs assez significatif
de constater que la première peine de prison
ferme que connue Ted Patrick fut pour possession de cocaïne.
Les affaires de Ted Patrick étaient donc florissantes –
ses séances coûtaient plusieurs milliers de dollars à la famille concernée
– et nombreux furent les anciens dé-convertis, ou des émules diverses (détectives
privés véreux, etc.) qui virent là une occasion de se faire de l’argent
facile.
Dans les années soixante-dix et quatre-vingt un nombre impressionnant d’enlèvements
furent effectués par Ted Patrick ou par ses adeptes aux Etats-Unis mais également
en Europe. Et l’ADFI fut impliquée dans un certain nombre en France, moins de
trois ans après sa création. Nous en reparlerons dans un futur article. Mais
pour en revenir à notre affaire, il faut savoir qu’immuablement, les victimes
une fois "déprogrammées" étaient placées dans une famille
d’accueil et contrôlées par un permanent de l’ADFI chargé du "suivi
thérapeutique" de l’adepte. Il s’agissait de s’assurer au moyen de
diverses pressions que la personne fraîchement dé-convertie restait dans de
bonnes dispositions.
La personne se devait de fréquenter les locaux de l’ADFI et de l’UNADFI à
Paris afin de "baigner" dans cette atmosphère férocement militante
jusqu’à ce que l’ADFI puisse considérer qu’elle pouvait lui faire
confiance. A cette époque, les personnes chargées de ce "suivi" étaient
deux permanents de l’ADFI dont les salaires étaient entièrement financés
par le Ministère de la Santé - Marie-Christine Cordon, la future femme d’un
célèbre adepte de Ted Patrick au Canada, Ian Hayworth et une certaine
Alexandra Schmidt, de nationalité américaine.
On imagine bien les souffrances morales subies par une personne soumise à ce
genre de pressions continuelles. Tiraillée entre ses anciennes croyances, la
pression exercée par sa famille et les techniques psychologiques de harcèlement
distillées au quotidien par les cerbères de l’ADFI, beaucoup ont craqué et
ont connu ensuite de graves problèmes psychologiques dont la cause étaient évidemment
attribuée au mouvement auquel l’ADFI était opposée.
Début 1982, l’affaire fut néanmoins plus grave. Un jeune homme, pendant
cette période, se rendit chez ses parents, subtilisa le revolver de son père,
se rendit dans les locaux de l’ADFI, rencontra ses deux cerbères et devant
elles, se tira une balle dans la tête.
L’affaire ne fit aucun bruit. Faisant jouer ses amitiés politiques, l’ADFI
réussit à étouffer l’affaire et aucune information judiciaire ne fut
ouverte. Bien sûr, la responsabilité de cette boucherie fut attribuée à
"la secte" et un peu aussi à la fatalité. La police conclut à un
simple suicide devant témoins et l’affaire fut classée. Pas un mot à la
presse et surtout pas un mot aux Ministères qui attribuaient les grasses
subventions que nous connaissons.
A titre de précaution, Marie-Christine Cordon et Alexandra Schmidt (cette dernière
ayant été inquiétée quelque temps auparavant dans une autre affaire de
deprogramming "ratée") furent priées de se faire oublier et
disparurent de la circulation pour se rendre l’une au Canada et l’autre aux
Etats-Unis. C’était la première fois que l’ADFI causa, à notre
connaissance, la mort d’un homme. Mais ce ne fut malheureusement pas la dernière
comme nous allons le voir !
Toujours est-il que les organismes officiels qui financent l’ADFI et qui
payaient, déjà à cette époque, les assassins de ce jeune homme, ne peuvent
plus maintenant prétendre qu’ils ignorent ces faits qu’il leur est facile
de vérifier – l’affaire ayant quand même laissé quelques traces
administratives faciles à retrouver. Les amitiés politiques de l’ADFI
suffiront-elles encore à les protéger?
Affaire n° 2 – Le meurtre de Jean Richard Miguères
Le mardi 28 juillet 1992, à Lyon dans le quartier de la
Croix Rousse, Roger Dorysse, un retraité de 62 ans, tire froidement plusieurs
coups de carabine sur Jean Richard Miguères. Sa victime s’effondre atteinte
aux jambes. Roger Dorysse retourne tranquillement à sa voiture, recharge son
fusil et achève froidement sa victime à bout portant. Il se livrera aux
policiers quelque temps plus tard.
Jean-Richard Miguères était le fondateur d’un mouvement UFOlogiste, le
CEIRUS, situé à Lyon et l’auteur de plusieurs livres sur le phénomène des
OVNI. Il donnait des conférences dans le monde entier et avait participé à
quelques émissions de télévision. Il était le gendre de Roger Dorysse et le
jeune couple venait d’emménager dans un quartier de Lyon. Miguères, après
avoir mené une vie passablement mouvementée, semblait avoir retrouver un
certain équilibre auprès de sa jeune épouse. Un original, sans nul doute,
mais qui n’avait rien fait qui méritait cette mort atroce.
Sauf que le couple Dorysse aurait été un ardent militant de l’ADFI-Lyon et
que pour cette association, tout groupe dont les idées sont différentes est éminemment
suspect. Le CEIRUS y aurait été catalogué comme une secte dangereuse et selon
les déclarations de sa présidente, ce groupe était dans le
"collimateur" de l’association. D’ailleurs, aussitôt le
meurtre révélé dans la presse, la président de l’ADFI n’hésite pas
accabler Jean Miguères en l’accusant d’être un homme dangereux et
malfaisant sans exprimer les moindres condoléances pour sa veuve.
Dans le Figaro Lyon, une journaliste révéla que
"les Dorysse avaient appris à connaître les activités suspectes de Jean
Miguères lorsqu’ils étaient en relation avec l’Association pour la Défense
de la Famille et de l’Individu." Pas si suspecte que cela, puis
que le CEIRUS n’avait jamais fait parler de lui dans la région et que ses
activités se limitaient à l’organisation régulière de conférences sur le
sujet des OVNI. Mais, en France, l’ADFI est à la fois expert, procureur,
policier et juge et elle n’accorde aucune possibilité d’appel ni moyen de
se défendre. Lorsque l’on connaît la fin de cette histoire tragique et la
froide détermination du meurtrier, on ne se demande pas quel type
d’informations et de bourrage de crâne fanatisant les époux Dorysse ont dû
subir à l’ADFI. Ces accusations ont par la suite été démenties par l'ADFI
locale.
Pour en juger, il suffit de lire les déclaration de Madame
Dorysse à la presse: “Mon mari regrette bien sûr son geste, mais il est
totalement soulagé et serein. Il a fait ça dans un seul but sauver notre
petite fille des griffes de ce dangereux personnage”.
Dans cette histoire les "défenseurs de la famille et de
l’individu" subventionnés par l’État, firent plusieurs victimes :
outre Jean Miguères, une famille entière a été totalement détruite et un
tranquille retraité fut transformé en meurtrier et condamné à 6 ans de réclusion.
Affaire n° 3 – l’ADFI protège un pédophile
L’ADFI entretient parfois des alliances étranges. Bernard
Lempert est un psychothérapeute spécialisé dans la maltraitance des enfants
qui fonda une association qu’il appela "l’Arbre au milieu". Quelle
ne fut pas sa surprise lorsqu’il s’aperçut que son centre de traitement était
catalogué dans le rapport sur les sectes du député socialiste Guyard comme un
mouvement sectaire dangereux !
Une fois son enquête effectuée, il apprit que c’était l’ADFI Finistère
qui avait communiqué son nom et celui de son association à la commission et
que son nom apparaissait dans un rapport secret des RG. Il se souvint alors
qu’il avait soigné pour anorexie la fille de la fondatrice de cette ADFI,
Anne-Marie Favé, l’ancien Maire de Plouerden. La jeune femme, une fois guérie,
décida de s’installer dans le sud de la France pour fuir une mère plus que
possessive.
Bien entendu, dans l’esprit de la fondatrice de cette ADFI, Bernard Lempert
devint un dangereux "gourou" qui lui avait kidnappé sa fille.
L’Arbre au Milieu, une secte redoutable qui devait faire l’objet d’une
surveillance et être détruite par tous les moyens. Comme à son habitude, l’ADFI
fit le maximum de publicité sur cette "affaire" et alerta la presse.
Une enquête du Parquet de Rennes allait même révéler que la rumeur provenait
d’une part de l’ADFI avec la complicité d’un journaliste, Renaud Marhic,
membre d’ADFI Bretagne, mais également d’un homme soupçonné de pédophilie
qui rejoignit une association regroupant des parents accusés des mêmes délits
dirigée par un militant d’extrême droite!
Il fallut plus de deux ans à Bernard Lempert pour éteindre le "bûcher"
allumé par l’ADFI. Mais bien qu’il fût totalement blanchi de toute
accusation par la justice, aujourd’hui encore, il continue à se voir refuser
sa participation à des colloques sur l’enfance malgré son excellente réputation
professionnelle auprès des milieux sociaux et judiciaires.
Affaire n° 4 – Les magouilles politiques de l’ADFI
L’affaire suivante est exemplaire à plus d’un titre. Il
n’y eut pas mort d’homme, mais cette victime de l’ADFI subit plusieurs
attaques cardiaques.
Un brillant économiste genevois, André Poulin, fut accusé par simple
malveillance et sur la base d’une homonymie d’être un membre du tristement
célèbre Ordre du Temple Solaire. Bien entendu, sans aucune vérification et
fanatisée par ses propres théories, Janine Tavernier, la présidente de l’UNADFI,
écrivit un texte dans lequel elle accuse formellement André Poulin d’être
membre de l’OTS.
Ensuite, elle alerte Jacques Guyard, ancien député socialiste et rapporteur de
la commission sur les sectes de l’Assemblée Nationale, en faisant courir la
rumeur que "ce membre" de l’OTS était également un financier
secret du RPR en contact avec un marchand d’armes lybien. L’UNADFI ayant
plutôt des amitiés à gauche voit là une bonne occasion de jouer sur les deux
tableaux et de créer un nouveau "scandale" qu’il sera "intéressant
d’exploiter".
Immédiatement, Jacques Guyard, qui à cette époque avait
quelques ennuis avec la justice, se dit qu'être nommé à la tête d’une
nouvelle commission sur les sectes pourrait redorer son blason. Il écrit une
lettre à Lionel Jospin et sans plus de vérification, il explique qu’il
s’inquiète de la "poursuite des activités commerciales et financières
de l’OTS" et laisse entendre qu’André Poulin et son père auraient
effectivement des liens avec un marchand d’armes lybien et qu’une enquête
sur l’OTS ne manquerait pas d’entraîner des "répercussions
politiques" (autrement dit, de lever une affaire de financement sur le
RPR!). Et demande la création d’une commission chargée d’enquêter sur les
financements des "groupuscules sectaires".
Bien évidemment, André Poulin subit une cascade d’ennuis
de toutes sortes. Il fit deux sévères alertes cardiaques, dut consacrer
beaucoup de son temps et de son argent à deux procès qu’il gagna contre
l’auteur des rumeurs et la presse, dut démissionner de plusieurs mandats pour
se défendre, vit depuis continuellement dans la peur de se voir soupçonner par
ses voisins ou relations d’affaire, etc.
En bref, comme le dit son père, lui-même victime de tracasseries similaires : "C’est
épouvantable, ma femme fait une grave dépression nerveuse, mon fils est détruit".
C’est seulement après des douzaines de coups de fil et qu’une fois son procès
en diffamation gagné, que Jacques Guyard et Janine Tavernier, contraints et
forcés, durent admettre leur erreur. Mais le mal, motivé par de sombres
magouilles politiciennes, était fait. Heureusement qu’André Poulin était un
homme solide. D’autres n’ont pas eu cette chance…
Affaire n° 5 – La mort d’Yves Jullien
" Histoire d’une rumeur qui tue "… c’est sous
ce titre que les journaux relatèrent l’affaire Yves Jullien. Le 6 mars 2000,
ce médecin, marié et père de quatre enfants, s’est suicidé à la suite de
la fermeture de son centre de traitement des toxicomanes et des psychotiques
qu’il avait créé au château de l’Isle sur Serein.
A l’origine de cette rumeur, l’UNADFI dont la présidente avoua au cours
d’une émission télévisée de Mireille Dumas qu’elle avait personnellement
confirmé par téléphone qu’un des dirigeants du centre du docteur Jullien était
un membre de la " secte " Sri Sathya Sai Baba.
Cette rumeur fut véhiculée pendant plusieurs années dans
l’Yonne et ce malgré les témoignages contraires innombrables de la part des
patients, des collaborateurs, des amis ou des infirmiers et des médecins qui
travaillaient dans ce centre.
Alarmés par l’ADFI, les services sociaux et la police ont fait vivre un véritable
enfer au médecin et à ce centre au point que celui-ci fut fermé par la DDASS
ruinant ainsi des années d’effort. Il ne put le supporter et se donna la
mort. C’est seulement à ce moment que les pouvoirs publics comprirent
qu’ils avaient été abusés par la rumeur. Un peu trop tard.
L’ADFI, quant à elle, deux mois après le drame,
diffusait une note laconique qui parle d’elle-même : après avoir nommément
cité 3 individus dont la veuve du Docteur Jullien, l’ADFI affirme encore "3
personnes qui furent responsables de Sri Sathya Sai Baba, association considérée
comme sectaire par le Rapport parlementaire sur les sectes.
Ces personnes assuraient des responsabilités de
direction de Seve Epinoia (le centre d’Yves Jullien), association
placée sous une mesure de fermeture administrative, désormais dissoute suite
au décès du docteur Jullien."
Lire également :
Impossible médiation ? La psychologie tendancieuse des ADFI
Lire
"L'UNADFI et les marchands d'espoir"
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