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Minorités spirituelles et abus sexuels ?

Un amalgame écoeurant et largement diffamatoire…

Par André Tarassi

Introduction

Quelques leaders spirituels touchés par la campagne

Le cas exemplaire du Mandarom

Conclusion du CICNS

L'enquête complète à télécharger au format Word (190 Ko)

Seconde partie de l'enquête : Sexe et Pouvoir, politiciens et leaders spirituels, un traitement inégal

Anne A. Simpkinson, dont les propos visent à dénoncer les déviances sexuelles dans les groupes spirituels aux États-Unis, dit ceci dans son ouvrage « trahison de l’âme » :

Au milieu des années 1980, la vague d’articles détaillant les accusations à l’encontre de prêtres catholiques au sujet de leur conduite avec des adolescents, a déchaîné une succession de révélations sur le comportement de nombreuses autorités spirituelles dans pratiquement toutes les religions. Depuis, de nouvelles accusations surgissent régulièrement. Il ne se passe guère un mois sans qu’émerge une nouvelle au sujet d’un prêtre, d’un rabbin, d’un pasteur, d’un roshi ou d’un swami accusé ou démissionnant à cause d’abus sexuels.

(…) Il serait tentant de montrer du doigt un groupe ou un autre et de dire “c’est leur faute, si on les met tous en prison, si on les élimine, il n’y aurait plus de ces abus ! ». Cela ne serait pas une solution raisonnable ni même réalisable (sic). Si les abus ont toujours existé c’est à cause de certains principes que l’on traite avec plus ou moins de succès. L’un d’eux est appelé le « transfert ». Freud a été le premier à formuler ce concept qui se rapporte à notre capacité à transférer des sentiments du passé sur des individus du présent dans le but de revivre et résoudre une expérience antérieure. Le transfert ne permet plus de voir la personne telle qu’elle est réellement, mais à travers nos projections (…) les autorités spirituelles sont les objets de transferts.

Ces paroles d'Anne Simpkinson sont celles de quelqu’un qui comprend, pour les avoir étudiés, les problèmes relationnels tels qu’ils peuvent apparaître en toute circonstance mais elles révèlent aussi ce parti pris, maintenant généralisé, qui fait de la religion ou de la spiritualité la cause des déviances dans l’expérience humaine (spiritualité = violence (Lire aussi "Religion et violence"), spiritualité = déviance sexuelle, spiritualité = enrichissement illégal).

La plus grande partie de son ouvrage, prise au premier degré, peut donner la nausée et inciter insidieusement, bien que sans doute involontairement, à fuir toute démarche spirituelle.

Ce genre de littérature me semble être le produit de cette douloureuse relation que nos sociétés ont actuellement avec la spiritualité et qui concoure à un rejet de plus en plus violent de la quête spirituelle.

Heureusement, elle termine avec ces mots plus inspirés :

(…) La capacité à abuser de quelqu’un d’autre est “dans nos arrière-cours” et le point important de cette affirmation est que ce n’est pas seulement dans nos arrières-cours mais en chacun de nous.

Laissons donc le discours habituel et les citations et observons le problème sous un angle nouveau : Il y a donc deux aspects à cette question de l’abus de pouvoir (profiter de son influence pour assouvir des besoins personnels) (Lire aussi "lettre ouverte à mes amis "sous influence") :

- D’une part, ce phénomène ne peut être nié.   (Lire "Manipulations quotidiennes")

- D’autre part, ce phénomène n’appartient pas à la nature de la démarche spirituelle mais à la nature humaine en général. (Lire "la parole manipulée")

Ceci étant posé comme un postulat raisonnable, il découle qu’un autre abus invisible se dessine dans ce contexte : la dénonciation de la quasi-totalité des leaders spirituels de ces trente dernières années est en grande partie due à l’utilisation de cette campagne de stigmatisation des minorités spirituelles qui a permis et permet encore à de nombreuses personnes de régler des comptes personnels par le biais de ce sujet sensible. Nous sommes tous copieusement informés des accusations mais nous n’avons pas conscience de l’énorme quantité d’affabulations, d'exagérations et de diffamations plus ou moins intentionnelles sur le sujet.

Les quelques grandes affaires de ces dernières années, résumées ci-dessous, qu’elles aient abouti à des condamnations ou non, le confirment et apportent une perception d’ensemble plus équilibrée et instructive que celles fournie par les médias traditionnels

Note : Des liens conduisent au site Internet de chacune des personnalités, non pour faire la promotion de leur enseignement, ce qui n'est jamais l'objet du CICNS, mais dans le but d'équilibrer l'information à leur sujet tant le déploiement des allégations anonymes les plus grossières est grand sur Internet.

Deepak Chopra

mars 2000

Deepak Chopra a été blanchi par la justice après une délibération de 10 minutes. Le jury a rejeté la plainte d’une ancienne collègue, Joyce Weaver, qui l’accusait d’avoir été licenciée parce qu’elle se plaignait de harcèlement sexuel. «Le verdict du jury, unanime, déclare qu’elle a menti, qu’elle a fabriqué cette histoire et que Chopra a dit la vérité » a ensuite rapporté son avocat, Michael Flynn.

Swami Chetanananda

Août 2005

Quelques adeptes ont accusé Swami Chetanananda (J. Michaël Shoemaker) de les avoir exploités financièrement et sexuellement. L’une d’entre elles, Dana Swift, une barmaid, raconte qu’elle avait été très attirée par « l’énergie divine » de cet homme qui « la rendait euphorique ». Au cours des rencontres avec lui, elle a noté que certains disciples suivaient le Swami dans ses appartements après les conférences. Swift est parvenue à faire partie de ce cercle intime qui l’attirait. En avril 1998, elle dit que le maître lui a finalement fait une proposition sexuelle. Quelques autres femmes ont fait les mêmes affirmations, sous couvert de l’anonymat, cependant. A la suite de ces accusations, Swami Chetanananda a déclaré officiellement qu’il lui arrivait, en effet, d’avoir des rapports sexuels avec des femmes majeures et consentantes. Il ajoutait que toute personne qui trouvait cela dérangeant devrait chercher un maître qui serait plus en accord avec leur vision du monde. Dans un texte qu'il a écrit pour l'occasion, il déclare que ces affaires sont le produit " d'un petit cercle d'anciens membres qui se rassemblent de manière régulière afin de planifier la distribution de calomnies sur Internet... Les allégations sont non seulement des mensonges mais les distorsions sont si grossières qu'il est tout simplement impossible d'y répondre".
Diane Asay, disciple actuelle du Swami, confirme avoir vu certaines d’entre elles se battre pour « accéder à son lit » et que celles qui n’avaient en réalité pas obtenues ce qu’elles voulaient étaient maintenant parties en croisade pour le détruire. Pas de procès mais la rumeur circule.

L’existence d’une secte sexuelle satanique créée de toutes pièces, selon le tribunal.

janvier 2004

La justice allemande a déclaré que les accusations de tueries rituelles, de cannibalisme et de rites sexuels par une supposée secte satanique avaient été montées de toutes pièces. Les accusations provenaient d’une femme qui disait avoir été victime pendant 18 ans d’abus sexuels par des membres de cette secte. Elle avait construit une accusation si élaborée qu’elle racontait en détail comment elle avait dû subir les avortements répétés au cours de certaines cérémonies pendant que d’autres victimes y étaient tuées, découpées en morceaux et dévorées. Cette femme de 33 ans affirmait que les rituels se déroulaient dans la région de Trier, dans l’Allemagne de l’ouest et en Belgique. Horst Roos, le procureur général, a déclaré que l’enquête avait démontré que ces allégations étaient fausses.

Prêtres catholiques victimes de fausses accusations :

1) Après une délibération de sept heures et demi, Robert Schaeufele, prêtre catholique, connu sous le nom du « jovial frère Bob », a été acquitté. Les deux prétendues victimes disaient avoir été abusées par lui en 1984, quand elles avaient 9 et 10 ans. Son avocat a déclaré que Schaeufele était, lui, victime, de l’obsession de la société au sujet des abus sexuels perpétrés par des prêtres, un climat qui conduit facilement à de fausses accusations pour des règlements de compte. Il compare ces procès aux chasses aux sorcières du passé. « Schaeufele est innocent et honnête » dit-il.

2) Monseigneur Michael Smith Foster est retourné à sa paroisse des environs de Boston, non coupable des accusations faites à son encontre. « Je suis profondément touché par votre amour et votre soutien » a-t-il déclaré à l’assemblée réunie à son église pour l’accueillir. Un ancien enfant de chœur, Paul R. Edwards, l’avait accusé de l’avoir régulièrement agressé sexuellement dans sa chambre entre 1980 et 1985. Le prêtre avait été suspendu. Les déclarations se sont révélées progressivement pleines d’erreurs factuelles et de mensonges.

3) Un juge a acquitté un autre prêtre catholique, Raymond Larger, 54 ans, accusé du viol d’un enfant de choeur dans les années 1990. Après avoir entendu le témoignage de deux heures de l’accusé de 21 ans, le juge s’est écrié : « Nous ne pouvons aller plus loin avec ce témoignage dont il est impossible de croire un mot. En toute conscience, je ne peux pas permettre que ceci se continue !». Raymond Larger est sorti de la salle d’audience embrassant sa famille et parlant de son accusateur : « Je lui pardonne tout à fait, je souhaite le meilleur pour lui maintenant ».

Swami Muktananda

Novembre 1994

Les accusations formulées un peu avant le décès de Swami Muktananda (Baba), en 1982, disaient qu’il avait rompu son voeu de célibat. Elles ont été publiées par la suite en 1983 dans un article du CoEvolution Quarterly écrit par William Rodarmor. L’article était basé sur l’interview de 25 apostats de SYDA détaillant les supposées activités sexuelles de Muktananda avec de très jeunes femmes disciples. Du vivant de Muktananda, rien n’avait pourtant été publié, bien que quelques accusations commençaient à apparaître, verbalement, dans les dernières années de sa vie, juste avant qu’il désigne ses successeurs au sein de l’ashram. Il y avait d’ailleurs répondu par un texte, "Un message de Baba" dans lequel il citait Kabir, le poète du 15° siècle: L’éléphant se déplace à son rythme quand les chiens suivent derrière en aboyant, ajoutant que les disciples devaient connaître la vérité à partir de leur propre expérience et non par ce qu’ils lisent ou entendent. Les plus proches disciples de Muktananda, vivant parfois dans des chambres à côté du Swami, affirment qu’ils n’ont jamais rien vu ou entendu qui pourrait confirmer les attaques de ces apostats. Pas de procès mais la rumeur continue de circuler.

Sathya Sai Baba

août 2001

Satya Sai Baba a des millions d’adeptes dans le monde. Il est considéré, en Inde, comme un des sages les plus influents, le premier ministre est un de ses plus fervents disciples, le chef de la police est son chauffeur. Il est réputé pour faire apparaître la cendre sacrée (Vibhuti) de ses doigts et pour ses miracles. Son ashram ne désemplit pas depuis des années. Pourtant, à l’instar de nombreux autres leaders spirituels dans le monde, et peut-être de manière plus intense encore, il est accusé des pires méfaits par d’anciens adeptes. Avec une grande fermeté, Sai Baba a répondu aux attaques de ceux qui souhaitent ternir son nom lors d’un grand rassemblement : « Jésus a subi des épreuves terribles à cause de la jalousie. A l’époque on ne parlait que d’un Judas, aujourd’hui ils sont des milliers. Certaines personnes veulent m’arrêter mais ils ne pourront rien. Ceux qui me suivent le font pour la vérité que je représente et l’amour qui est ma fondation ».

Sai Baba est accusé d’avoir abusé sexuellement de jeunes garçons à son ashram. Les premières accusations datent de 1976, quand Tal Brooke, ancien adepte américain, écrivit « Avatar of Night ». Une explication à cette rumeur est proposée par un adepte, Stuart Jones, qui, en plus de considérer qu’elles sont créées et alimentées par des personnes qui veulent salir son maître, indique que Sai Baba masse parfois brièvement, au cours d’un dialogue privé ou public, certains points du corps de certaines personnes, comme la poitrine, ou le front, qui sont des centres d’énergie (chakra). Carole Alderman, fondatrice de son œuvre de charité, déclare : « J’ai assisté à de nombreux miracles, j’ai vu des gens arriver sur des chaises roulantes et repartir en marchant. Je l’ai vu matérialiser toutes sortes de choses de nulle part, plusieurs fois par jour. J’ai pu constaté qu’il savait tout. Pourquoi ma parole serait-elle moins vraie que la leur ? » et quand on l’interroge sur les accusations sexuelles, elle répond : « C’est sans fondement, tous ceux qui le connaissent le savent ». Bien que ces accusations circulent depuis bientôt trente ans, Sai Baba n’a jamais été accusé officiellement et n’a jamais été appelé à comparaître en justice. N’est-ce pas étonnant dans un monde où certaines organisations guettent la moindre faille dans les milieux spirituels ?

Sri Swami Satchidananda

1991

Un soir de 1991, quelques disciples d’un célèbre maître de Yoga, Sri Swami Satchidananda, ont brutalement interrompu sa conférence dans un grand hôtel. « Comment pouvez-vous vous considérez comme un leader spirituel quand vous avez abusé sexuellement des femmes de votre communauté ? », l’interpelle Susan Cohen. Le sage à la barbe grise, âgé de 76 ans, assis en tailleur dans sa robe couleur safran n’a pas semblé perturbé par cette interruption. Il a même murmuré « Merci », ce qui a fait rire l’assemblée, puis a repris le cours de sa présentation sur la voie pour trouver la paix intérieure … alors que ses belligérantes quittaient la salle.

Susan Cohen et Sylvia Shapiro l’accusent de les avoir forcées à une relation sexuelle alors qu’elles étaient ses secrétaires … 20 ans plus tôt.

Un des proches disciples du vieil homme pense qu’il est assez normal qu’une personne ayant des milliers d’élèves provoque des mécontents capables d’accusations infondées. Aucun procès n’a été intenté contre lui. Un journaliste l’a interrogé en privé sur ces accusations auxquelles il a répondu en disant « Elle savent que tout cela est faux. De plus, ma vie est un livre ouvert, je n’ai jamais rien caché à personne ».

Un cas, parmi d’autres, où un enseignant spirituel n’est jamais inquiété par la justice alors qu’il subit la rumeur pendant des années. Ceci amène à poser la question : En supposant que les relations sexuelles aient bien existé « entre personnes majeures consentantes », qui peut bien avoir à gagner à faire croire à un délit là où il n’y a qu’une situation finalement assez banale (sinon, pouvons-nous ouvrir le débat au-delà de la spiritualité ? Qu’est-ce qu’une « personne consentante ? Qu’est-ce qui fait de ces leaders les cibles préférées des chasseurs de déviances ? Qui attend de ces personnes qu’elles se comportent différemment des autres sur les sujets tabous ? Pourquoi n’y a-t-il pas de débat réellement profond, au-delà de toute appartenance, sur le rapport entre la sexualité et le pouvoir?)

Ananda

Mars 1999

Ananda Church of Self-Realization (différente du Self realization Fellowship, créé par Yogananda) a été fondée dans les années 1960. Dans leur église, on voit les portraits de Yogananda et de son maître Sri Yukteswar ainsi que de Babaji.

En 1998, le tribunal de Redwood, a fait comparaître Donald J. Walters (appelé Swami Kriyananda), Levin, autre leader du mouvement et l’église elle-même, en tant que personne morale, pour abus sexuel sur d’anciens membres.

Six femmes sont venues affirmer à la barre que le Swami les avaient abusées quand elles avaient 20 ans. L’église a finalement été condamnée à payer 300 000$ , Walters 400 000$ et Levin 30 000$.

Jon Parsons est l’avocat d’Ananda depuis les années 1980. Il dit de ses membres et leaders : “Je les connais tous et je les trouve tous, sans exception, sincères, dévoués et honnêtes ». Il pense que l’attaque, très bien montée, est due à des personnes qui ont une rancœur passée, comme des amoureuses éconduites, en particulier l’une d’elles que Levin, marié avec une enfant, avait repoussée.

Les témoignages continuent à circuler, très similaires et avec des détails qui tendent à ridiculiser et semer le trouble, comme dans tous les autres cas. Walters a admis avoir eu, comme tout le monde, des relations sexuelles avec des femmes mais qu’il s’agissait de relations consentantes et sans abus. Les vidéos qui le montrent au tribunal ont fait dire, même à ces plus féroces adversaires, qu’il s’est toujours comporté comme un gentleman très raffiné, un peu vieille Angleterre, même à l’écoute des descriptions les plus humiliantes et qu’il jugeait pourtant mensongères.

Yogi Amrit Desai

1994

En octobre 1994, Yogi Amrit Desai, directeur spirituel et fondateur du Kripalu Center for Yoga and Health à Lenox dans le Massachusetts (USA), démissionne après avoir admis avoir eu des relations avec cinq femmes, sur plusieurs années, à la suite du scandale que ces révélations avait créé. L’enseignant spirituel de 62 ans était jusque-là considéré par tous comme une personne douce et inspirante. Le centre Kripalu est ensuite passé par une intense catharsis mêlant enseignants, disciples et thérapeutes, afin de traiter, parfois de manière très émotionnelles, toutes les frustrations et les peurs que cette situation avait éveillés. Le résultat est que le centre existe toujours, avec un personnel différent, qui se dit « grandi par cette expérience ». Il n’y a pas eu de procès. Les relations admises par le leader spirituel étaient socialement admissibles, dans la mesure où elles avaient existées entre personnes majeures. Mais le but atteint n’était-il pas de le pousser à arrêter ses activités ?

Sogyal Rimpoche

1995

En décembre 1995, le premier procès historique contre un enseignant Bouddhiste s’est résolu par une médiation. Le procès, qui avait commencé en novembre 1994, contre le Lama Sogyal Rimpoche, l’accusait d’avoir incité, pendant 19 ans, ses étudiantes à avoir des rapports sexuels avec lui, « profitant de leur vulnérabilité et de la croyance qu’elles atteindraient l’illumination en servant les besoins sexuels et autres besoins de leur maître Sogyal ». La défense de Sogyal a suggéré un règlement financier à l’amiable, accepté par les plaignantes. Même si Sogyal Rimpoche n’était pas un moine et n’avait pas fait vœu de chasteté, il est certain que la réputation d’ascétisme du bouddhisme a été considérablement amoindrie après cette affaire. Comme c’est le cas pour l’église chrétienne aujourd’hui, après les affaires de pédophilie de ces dernières années, le bouddhisme, avec les affaires d’abus sexuels et l’Islam avec le problème du terrorisme, la conscience collective est progressivement et efficacement conduite à une sorte d’aversion collective pour le spirituel. Sans mettre en question les éventuels abus de cette affaire, qui n’ont finalement pas été démontrés, ceci n’expliquerait-il pas en partie cela ?

ISKCON (Hare Krishna)

2000

En 1998, un procès à 400 millions de dollars est intenté contre l’International Society for Krishna Consciousness (ISKCON), un million de membres dans le monde et 75 000 aux États-Unis et au Canada. Le mouvement a été fondé par le maître indien Srila Prabhupada en 1966. Une des accusations concerne d’hypothétiques abus sexuels sur de jeunes enfants entre 1972 et 1990 par certains membres du mouvement.

ISKCON a déclaré qu’ils avaient eu connaissance d’abus de la part de membres dans le passé mais qu’ils avaient immédiatement créé des organes dans chaque gurukala (centre spirituel) afin de protéger les enfants et les femmes. Mais c’est bien sûr toute la réputation du maître et de son enseignement qui a été altérée par ces informations qui jouent de l’amalgame afin de parvenir à décimer ces organisations dérangeantes. En France, ceux que l’on appelait les « Hare Krishna » ont presque totalement disparus, à la grande satisfaction affichée de certaines autorités travaillant à l’éradication des minorités spirituelles et alors même que, depuis leur absence, on entend certaines personne affirmer qu'ils n'étaient pas si méchants et juste un peu "folkloriques" (Voir l'intervention de Mme Katz de la Miviludes à une émission télévisée avec Jean-Luc Delarue). Une religion établie comme le Catholicisme a, elle, bien survécue aux accusations de pédophilie de centaines de prêtres.

Sri Chinmoy

Les témoignages fournis par d’anciens adeptes mécontents sont souvent si grossiers que l’on peut s’étonner qu’ils soient acceptés avec si peu de réserve de la part de ceux qui les relaient. Mais peut-être ont-il un intérêt à le faire, au-delà d’une recherche sincère de la vérité ? Le cas de Sri Chinmoy est sans doute un de ceux qui est le plus étalé sur Internet. D’anciennes disciples témoignent avoir été abusées sexuellement par leur « gourou vénéré », qui, inévitablement, « avait un tout petit sexe » et « avait bien du mal à avoir une érection », d’autres parlent du fait qu’il se disait végétarien, alors qu’il aurait été surpris plusieurs fois en train de manger de la viande « goulûment », bien sûr (comme dans cet exemple trouvé sur Internet, si peu crédible, de Sri Chinmoy venu attendre une de ses disciples à l’aéroport (quand tout le reste de la littérature hostile laisse plutôt penser qu’il laisserait à quelqu’un d’autre ce genre d’activité), celle-ci arrive plus tôt que prévu et surprend donc son gourou mangeant plus ou moins « comme un porc » des morceaux de poulets en l’attendant et « très gêné » d’être découvert (il fallait donc qu’il soit à l’aéroport pour s’adonner au vice de manger du poulet alors qu’il ferait tout pour le cacher habituellement ?). Mais, quoi qu’il en soit, l’effet est immédiat, qui pourrait s’en préserver ? Le doute est distillé, une sorte de dégoût s’installe. Les paroles sont reçues avec un certain trouble émotionnel et le traumatisme est latent.

Aucun procès contre Sri Chinmoy depuis toutes ces années, pourtant, seulement des témoignages, souvent anonymes parce que « Sri Chinmoy  les menacerait ». Nous retrouvons presque dans chaque cas cette complaisance dans les détails du témoignage et une tendance simultanée à ne pas révéler son identité.

Sri Chinmoy n’est pas intervenu publiquement sur ces questions et a demandé à ses adeptes de ne pas répondre à ce qui était déversé sur Internet.
Sri Chinmoy est décédé le 11 octobre 2007.

Comment pouvons-nous condamner cette personne sans « autre forme de procès » ? La justice dans nos sociétés a évolué vers la présomption d’innocence pour toute personne accusée officiellement. La plupart de celles citées dans cette page ne le sont même pas.

Le Mandarom (Gilbert Bourdin, Hamsah Manarah)

1993 à aujourd'hui

A la fois l’exemple le plus proche de nous, en France, et un des plus révoltants par la manipulation qui a été dévoilée (mais jamais relayée par les médias). Le communiqué ci-dessous a été écrit par le Mandarom :

Pour en finir avec la calomnie des viols :

(Attention, nous avons recopié les documents, article de journal,  procès verbal d’instruction, mémoire en défense  au mot à mot, en laissant les fautes de français et d’orthographe)

Première apparition de la calomnie dans le Journal :

LA CROIX du 29 janvier 1993

Le témoignage de Mme E :

Mme E.... est donc restée vingt ans au service du « Seigneur »...

Je fus admis dans le cercle privé de sa demeure de 1984 à 1990....

Je ne cherche pas à lui nuire, affirme t'elle, sincèrement. Mais le souci de dire ce qu’elle sait est plus fort : « Je ne pense pas qu’il y ait eu de problème de drogue, comme la rumeur l’a laissé supposer. Je puis affirmer en revanche que se pratique une exploitation sexuelle. Des centaines de femmes ont été sollicitées sexuellement. Le maître laisse valoir la nécessité de séances initiatiques. Comment expliquer autrement la quantité invraisemblable de divorces chez les couples qui ont fréquenté le MANDAROM ?

L’ASSOCIATION DES CHEVALIERS DU LOTUS D’OR QUI EN 1993, S’OCCUPAIT DU MANDAROM A ATTAQUE EN DIFFAMATION LE JOURNAL LA CROIX

Madame E ... citée en témoin par le journaliste ne s’est pas présentée à la barre, ni aucune autre femme d’ailleurs. Le Père Trouslard et R. Ferrato (pseudo écologiste) sont venus témoigner pour les femmes  « exploitées sexuellement », lors de l’audience publique du 1er juin 1993.

JUGEMENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE PARIS 25 OCTOBRE 1993

LA DIFFAMATION EST RECONNUE

Extrait du jugement :

«  Le relation du témoignage de Madame E. est poursuivie par le Journalisme dans le dernier passage incriminée de l’Article :

Il concerne les pratiques sexuelles qui ont lieu au « MANDAROM » ;

Les femmes y seraient « exploitées sexuellement » ...

Une centaine d’entre elles auraient été sollicitées, le Maître faisant valoir la « nécessité » de séances initiatiques. En faisant état de ce témoignage, le journaliste impute à G. Bourdin un comportement répréhensible consistant à abuser de la faiblesse ou de la naïveté de femmes en leur imposant des relations sexuelles sans qu’elles soient réellement consentantes. Tout en leur présentant ces pratiques comme nécessaires à leurs progression spirituelle.

Une telle imputation vise non seulement Gilbert Bourdin mais également les membres de la Communauté qui ne réagiraient pas à de tels abus, qui, par leur passivité seraient en quelque sorte complices de ces faits ou qui par leur absence de caractère verraient leur couple familial détruit . »

Le caractère diffamatoire envers l’Association des Chevaliers du Lotus d’Or de l’ensemble de ces propos est donc établie. »

PROCES VERBAL D’INTERROGATOIRE CONFRONTATION DU 25 JANVIER 1996

devant le juge B. FRERY

entre Mme B. et Mme L.

Extrait du procès verbal

Madame L ...

« C’est un de mes clients qui a vu ces panneaux. J’estime diffamée parce que ces panneaux me citent et évoquent les violées du monastère. Dans aucun rapport, soit de police, article de journal je n’ai signalée avoir été violée. »

Toujours Mme L.

« J’ai effectivement parlé au journaliste de LA CROIX , Madame E. c’est moi, mais c’est pas moi qui ai écrit l’article, c’est le journaliste. Je n’ai pas témoigné au procès de LA CROIX car le contenu de l’article défend mes propos et ne correspond pas à ce que j’ai dit. »

Toujours Mme L ..

«  Je maintiens mes déclarations en ce qui concerne FERRATO, j’ai l’impression que M. FERRATO a un but partisan. J’ai l’impression aujourd’hui que ce que je souhaitais dire sur les sectes a été utilisé contre des hommes politiques locaux, c’est la cause de ma rupture avec FERRATO, et je n’ai plus de relations avec lui à cause de cela. »

CE QUE LES MEDIA N’ONT JAMAIS PUBLIE :

Plus de 350 femmes disciples de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH outrées par ces calomnies ont témoigné pour démentir ces mensonges . Cela a été occulté par les média.

Voilà comment on détruit l’Honneur et la réputation d’un Homme de prière.

MEMOIRE EN DEFENSE DE Me A. BERAUD dans le cadre de l’Instruction menée contre  l’INSTRUCTEUR SPIRITUEL DU MANDAROM (1997)

« Attendu qu’il convient de relever qu’il existe une première procédure instruite par la Gendarmerie de Toulon saisie des allégations de Florence RONCAGLIA.

Qu’en effet le 9 novembre 1994, Monsieur Lévy substitut du parquet de la République du TGI de TOULON avait saisie la Brigade de recherche de la Compagnie de TOULON, afin de procéder à une enquête préliminaire sur la base d’un rapport établi par la DISS de TOULON, ce rapport concernant D. Georges et pouvait concernait ainsi des pratiques sur mineur.

Ce service de gendarmerie va indiqué avoir été contacter par l’ADFI et FERRATO qui leur demande d’entendre Delcourt et les soeurs RONCAGLIA Florence et Nathalie.

F. RONCAGLIA va dénoncer dans cette procédure comment elle fut violée avec l’acceptation tacite de sa mère, qui demeure toujours dans la Secte .... Elle fixe les faits dans les années 1984/1985.

Ces services de gendarmerie vont occulter le débat sûrement parce qu’ils ne sont pas convaincu par la plaignante en renvoyant la procédure au magistrat mandant. Les services de gendarmerie du Var vont mener une enquête précise, qui une fois transmise au Parquet du Tribunal de Grande Instance de TOULON, fera l’objet d’un placement sans suite »

« C’est dires que les allégations mensongères de F. RONCAGLIA n’avaient convaincu personne et surtout pas les services de gendarmerie et de justice du Var.

Que pensez donc de cette victime qui va changer de département et d’interlocuteur judiciaire pour mener à bien sa campagne de destruction. »

« Une requête en suspicion légitime (requête N° G97/86070  contre le Juge Bernard. Fréry rejetée par la Cour de Cassation en Novembre 1997), relate toutes les injustices qu’a subies notre Maître Spirituel. A la page 3, de cette requête, on peut lire certains propos  du journaliste B. Nicolas, (attestation de justice de Melle A. F. ): «  TF1 m’a donné carte blanche. Cette affaire est montée en très haut lieu et commence à agacer. Il m’a alors déclaré avec beaucoup d’agressivité : JE VEUX LA PEAU DE B……. Tout est joué d’avance, concernant le procès, vous perdrez. »

Au sujet des agissements du Juge Bernard Fréry, nous avions à l’époque adressé une lettre à monsieur Jacques Toubon, alors Garde des Sceaux, le 17 mai 1996 et une lettre ouverte à tous les Magistrats, le 13 septembre 1997 Ces deux lettres sont sur notre site internet. Dans la lettre adressée à monsieur Jacques Toubon, nous signalions la relation entre la plaignante (à l’origine de l’arrestation de 29 personnes) et le journaliste de TF1 Bernard Nicolas. Cette plaignante a été condamnée par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre ainsi que Bernard Nicolas et TF1 éditions pour avoir bafoué la présomption d’innocence Ce même journaliste est dans l’affaire de Johnny Halliday (voir. télé 7 jours  du 7 au 13 mai 2005, Bernard Nicolas serait dans ce dossier aussi l’amant de la femme accusant de viol Johnny Halliday

Coïncidence !!!!!!

De 1998 à 2000 : affaire de la caution et de la CIVI

Le Juge d’Instruction Bernard Fréry, après le décès de notre Maître Spirituel a présidé la Commission d’indemnisation des Victimes d’infraction, au TGI de Digne, afin d’indemniser deux « victimes ». Par  décision du 27 janvier 2000, ce Juge a alloué 200 000F à une « victime » Florence Roncaglia (celle condamnée par le TGI de Nanterre, le 17 novembre 1995) et 50 000 F à l’autre « victime ». »

F. RONCAGLIA est fortement médiatisée par TF1. Dès le début de l’année 1995, elle apparaît en femme voilée sur les plateaux de TF1 et se présente en femme violée. Sur la base de son témoignage l’Instructeur Spirituel du MANDAROM et 18 disciples sont arrêtés le 12 juin 1995. Certaines personnes arrêtées n’étaient pas membre du MANDAROM au moment des prétendus « viols ». A 6 heures du matin, le 12 juin 1995, B. NICOLAS, grand reporter à TF1 était devant le MANDAROM et avait ainsi des images uniques qui seront diffusées ensuite par tous les médias des centaines de fois.

B. NICOLAS et F. RONCAGLIA vont écrire ensemble un Livre contre l’Instructeur Spirituel du MANDAROM.

Extrait de ce livre, révélant la vie dissolue de F. RONCAGLIA  en Corse

«  Un autre grand soir sera ma première sortie dans une boîte de nuit, à Bastia en compagnie de mon cousin. Un lieu de perdition, inaccessible car inconcevable pour le chevalier que j’étais quelques semaines plus tôt. C’est mon cousin Qui m’a maquillée. »

Durant l’instruction on retrouvera la trace de ce cousin qui était un proxénète

« Je suis dans la spirale des noctambules et papa, très compréhensif jusque là intervient : Florence, je pense que tu dépasses un peu la limite du raisonnable, tu devrais plutôt essayer de trouver un autre boulot, au lieu de te pavaner jour et nuit. Papa, raisonnable, je le suis depuis ma naissance, j’ai plus de 18 ans, et j’ai l’impression d’avoir dix ans de retard sur les jeunes de mon âge... ».

F. RONCAGLIA, B. NICOLAS et TF1 Editions ont été condamnés  par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre, le 17/11/95, pour avoir écrit et édité un Livre, contre le Fondateur de l’AUMISME, bafouant la présomption d’innocence.

Ceci est anormal, mais comme par hasard, ce jour là, il a remplacé le Président de la CIVI , le Juge Jean-Pierre Franco. »

« Nous avons demandé à Mme Guigou (Garde des Sceaux de l’époque) la saisine du CSM, par des courriers en date du 18 juillet 2000, et du 13 octobre 2000. La famille de notre Instructeur Spirituel a aussi demandé la saisine du CSM par courrier en date du 8 août  2000. Nous avons écrit à Mme Lebranchu, le 26 décembre 2000, pour qu’elle donne suite aux courriers envoyées à Mme Guigou .

Rien n’a été fait par les deux Gardes des sceaux !!!!!!!

Le Juge Bernard Fréry a ensuite prélevé 253 000 F sur la caution, pour qu’ils soient reversés au Fonds de Garantie,  qui avait indemnisé les deux « victimes », ceci par une ordonnance du 28 mars 2000. Cette ordonnance a été cassée par la  Cour d’Appel d’Aix en Provence le 18 mai 2000 »

On peut s’interroger sur la partialité et la compétence ayant présidé à la décision du juge Fréry.

« Par décision du  Tribunal de Grande instance de Versailles, le 8 décembre 2004, le Fonds de Garantie a été débouté de sa demande de remboursement des sommes versées aux « victimes ».

Que de temps et d’argent perdus !

Ce sont les contribuables encore qui  payent des pseudo victimes.

La famille de notre Instructeur Spirituel a fait deux tierces oppositions aux décisions de la CIVI , d’indemniser les deux  « victimes ».

C’est le Juge Jean-Pierre Franco (Président de "la CIVI" ayant cédé sa place au Juge Bernard Fréry) qui a jugé ces deux tierces oppositions irrecevables. La Cour d’Appel d’Aix-en Provence par un arrêt du 8 avril 2004 a déclaré recevables les tierces oppositions mais l’appel mal fondé.

Rattrapée par son passé, Florence RONCAGLIA, ancienne prostituée, a calomnié.

Les preuves de sa calomnie :

Elle ne connait pas : 1) la date  des  viols : 9 ans, 14ans, puis 16 ans, 2) les tatouages sacrés qui couvrent le Corps de Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH, 3) les lieux des prétendus viols etc..

Le livre rédigé avec B. NICOLAS, révèle que F. RONCAGLIA n’a jamais été violée par l’Instructeur Spirituel du MANDAROM.

Alors une question se pose :

Pourquoi le juge B. FRERY qui a mené l’enquête a occulté tous les faits qui prouvaient l’innocence de l’Instructeur Spirituel du MANDAROM ?

Le Juge a laissé traîner l’instruction qui s’est terminée par un NON LIEU le 13 novembre 1998 après le décès de l’Instructeur Spirituel MANDAROM.

Le cas du Juge  Bernard FRERY

Extraits  de la Lettre au Garde des Sceaux, Monsieur

Pascal CLEMENT, 18 /072005

« 1° De 1995 à 1998 : instruction partiale contre le Fondateur du MANDAROM

Il semble surprenant qu’une personne n’ayant pas fait des études de droit se retrouve juge d’instruction du jour au lendemain. C’est pourtant ce qui est arrivé au Juge Bernard Fréry, après la démission du Juge Yves Bonnet le 30 juin 1995 (ce dernier a d’ailleurs été révoqué de la Magistrature le 28 mars 2000). Le Juge Yves Bonnet avait fait arrêter notre Maître Spirituel et 28 disciples le 12 juin 1995, à 6 heures du matin. Ce jour là, il y avait comme par hasard un journaliste devant le MANDAROM pour filmer l’arrestation, c’était Bernard Nicolas de TF1. Pour information notre Monastère est situé à 1200 mètres d’altitude. »

Aujourd’hui le dossier est pendant devant la Cour de Cassation

Un de nos membres, Juge au Congo,  a écrit au Président de la République pour la même affaire. Car de plus, le Juge Bernard Fréry a eu une promotion, il a été nommé à l’Europe, Magistrat au bureau du droit pénal européen et international.

Que pensez-vous de notre système judiciaire ?

Dérives judiciaires dans  PACA au service du crime avec l’aide  de réseaux de Magistrats !!!!!!! »

Fin des extraits  de la lettre.

Commentaires :

Le fait que le juge d’Instruction Bernard Fréry préside la CIVI , viole trois principes de droit :

1° Le droit à un tribunal impartial

2° Le droit à la présomption d’innocence

3° Le droit à un débat contradictoire

Suite à notre courrier du 18 juillet, le dossier en cassation a été audiencé le 28 septembre 2005 et la Cour de Cassation dans ses arrêts n°1624F-D ET n°1625 F-D du 20 octobre 2005 s’est déclarée inapte. On peut lire cette phrase du type PONCE PILATE : je m’en lave les mains :

«  Mais attendu que la tierce opposition ne permet pas de contester l’impartialité de la juridiction civile qui a statué et que l’appréciation d’un préjudice en matière de tierce opposition ainsi que de l’intérêt du demandeur à exercer cette voie de recours, relève du pouvoir souverain des juges du fond et échappe au contrôle de la CassationD ’où il suit que le moyen ne peut être accueilli. »

En France, le Juge Bernard Fréry, en bafouant les règles de droit, a indemnisé, en 2000, des pseudo victimes d’un soi-disant coupable qui est innocenté quatre ans plus tard en décembre 2004.

Le Juge Bernard Fréry n’est plus juge d’instruction.

Affaire à suivre  

Voir également Les juges et les sectes en France et La Justice française


Conclusion :

Aujourd’hui, à accusation égale, les médias et nos concitoyens ont finalement plus de clémence et moins de hargne contre les hommes politiques qui régentent une nation entière que pour les leaders spirituels qui conduisent de petites communautés. Il nous semble qu'on accorde en tous cas à ces derniers une attention particulièrement malveillante compte tenu de la corruption de certaines personnalités politiques qui ont, elles, un véritable pouvoir d'influence sur l'humanité.

En clair, nous nous sommes habitués à créer et dénoncer des boucs émissaires qui servent à détourner l’attention.

L'affaire d'Outreau en France nous enseignera-t-elle les limites de nos préjugés, de nos certitudes et de nos peurs (2) ? Les exemples ci-dessus, jusque-là noyés dans le brouillard des révélations les plus douteuses, peuvent-ils contrebalancer une propagande vieille de près de 30 ans qui a laissé une marque profonde dans nos esprits ?

Nous constatons que la plupart des cas que nous avons étudiés ne sont que des rumeurs, sans plaintes officielles ni procès, alors même que les accusations sont parfois très lourdes et durent depuis des années. Lorsque ces affaires sont exposées au tribunal, de nombreux plaignants sont déboutés (y compris dans plusieurs affaires impliquant des prêtres catholiques jugés dans un pays à dominante protestante (USA)) et pour d'autres qui ne le sont pas, le doute demeure quand à la véracité des faits et l'argent semble soudain jouer un rôle important au point de faire disparaître toute plainte (>si les plaintes avaient réellement pour motif de faire connaître « la vérité » ou de mettre en garde d’autres personnes, voire de guérir d'une blessure personnelle, nous pourrions nous attendre à moins de vénalité). Au total, à l'exception de rares dérives démontrées, nous sommes devant une avalanche de réputations ternies conduisant au ban de la société des personnes parmi les mieux inspirées.

Toutefois, même si, au milieu de ce torrent de mensonges, nous devions souligner les quelques erreurs véritables qui méritent une condamnation en justice, saurions-nous pardonner ces actes que nous pouvons retrouver dans la vie des hommes depuis toujours (particulièrement de celles des plus puissants qui jouissent cependant de l'immunité) et développer une éducation adéquate plutôt que montrer du doigt des boucs émissaires ? Saurions-nous reconnaître l'excès des amalgames ? Saurions-nous admettre que les dérapages éventuels ne suffisent pas à condamner un homme à vie et encore moins sa communauté spirituelle, sans parler de toutes les autres, dans un même sac ?

Sur ce sujet, comme sur d'autres, similaires, le CICNS exerce une veille patiente et attentive afin de restaurer un peu de clarté dans cette nuit obscure. 

Lire également, Argent, Sexe, Pouvoir

Lire aussi Sexe et Pouvoir, politiciens et leaders spirituels, un traitement inégal

Lire Calomnie, l'affaire Dominique Baudis

(1) Si un de nos lecteurs dispose de mises à jour sur ces affaires, merci de les communiquer à Admin@cicns.net  revenir au texte

(2) Cinq magistrats de la cour d'appel de Douai ont déclaré le 11 Janvier 2006  au sujet de l'affaire d'Outreau : "Nous avons une conscience aigue de nos responsabilités... lI faut y voir non pas une aberration isolée mais plutôt la révélation paroxystique d'un véritable emballement répressif et médiatique (...) Elle survient dans une époque ou le crime sexuel a été érigé en horreur absolue par la législation  (...) Le verdict permet à certains de redécouvrir la valeur de la présomption d'innocence alors que depuis trois ans, au nom d'une politique sécuritaire de plus en plus envahissante, le législateur a érigé l'incarcération en principe de précaution"  revenir au texte

André Tarassi est né en 1961, il est le fondateur du CICNS. Chercheur indépendant, il étudie les Nouvelles Spiritualités depuis 25 ans. Il a étudié le journalisme et la télévision aux états-unis.  Il a publié, sous un autre nom, plusieurs ouvrages sur la démarche spirituelle.

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