Mirko Beljanski
Chronique d'une «fatwa»
scientifique
Monique Beljanski, éditions Guy
Trédaniel
Ce
livre nous interpelle, car il nous montre que la vérité, quand elle va à
l'encontre de certains intérêts, intéresse peu notre société. Ici, c'est le
domaine de la santé qui est au coeur de cette affaire, mais la même histoire
se reproduit avec la liberté de conscience. Pour des raisons obscures et inavouées,
la société combat la recherche spirituelle libre, se sentant peut-être menacée
par l'émancipation des individus. (Autrefois la répression était religieuse,
à présent, elle est matérialiste et scientifique).
Ce
livre édifiant montre la ténacité et le courage de M Beljanski et de sa femme
Monique qui ont fait des découvertes révolutionnaires dans le domaine médical
; découvertes qui ont débouché sur la mise au point de médicaments dans la
lutte contre le cancer et le sida (nombreux témoignages en fin d'ouvrage).
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88 : « ...le thème central des recherches : la sélectivité
d'action des molécules pour stimuler ou bloquer des ADN afin d'infléchir,
pour le meilleur, les bonnes synthèses ou, au contraire, entraver les
mauvaises.
Ils
ont pourtant été calomniés, ridiculisés et mis à l'écart par les
institutions scientifiques dans lesquelles ils avaient débuté leur carrière
de recherches, à savoir l'institut Pasteur et le CNRS.
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68 : « Mais en fait, c 'est bien ainsi que la science est paralysée
: chasses gardées, dogmes imposés, pétrifiants, vanités, rivalités,
jalousies , etc....
Galilée,
Planck, Claude Bernard, Pierre Curie ou d'autres, moins illustres, comme
Garnier, Harvey ... ont du combattre autant des idées fausses que lutter pour
imposer des idées nouvelles. "La théorie est plus forte que les
faits" disait ironiquement Schweitzer.
"Invente
et tu mourras persécuté comme un criminel ; copie et tu vivras heureux comme
un sot" (Balzac)
Il
se trouve qu'ils allaient à l'encontre des théories et des recherches en
vigueur de l'époque.
Ils
ont été écartés, diabolisés, harcelés (intervention des forces de police
dans leur propriété, confiscation et destruction de leur travail, harcèlement
moral, contrôle fiscal...).
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116 : Mirko refusait les contrôles ! Mensonge encore. Il a publié,
il s'est prêté à plusieurs expertises à l'étranger et en France,
il a invité ses contradicteurs à venir faire dans son laboratoire
les vérifications qu'ils voulaient : tous, en France, refusèrent,
et... se contentèrent de faire courir des rumeurs. Ce refus du débat
illustre un dogmatisme incroyable, démarche obscurantiste au service
des «flics» de la pensée dominante à qui veut qu'on ne laisse
aucune chance à l'autre de s'exprimer .
M
Beljanski (73 ans), profondément choqué, est tombé gravement malade, a fini
par baisser les bras et s'est laissé mourir de dépit . Il se trouve que toutes
leurs recherches et découvertes, longtemps niées par l'establishment
scientifique français, sont maintenant reconnues et appréciées .
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65 : Ainsi l'existence d'informations capables de remonter vers l'ADN,
concept si farouchement combattu par toute l'équipe de Pasteur et les
autorités scientifiques de l'époque, est actuellement incontournable
et bien admise. Cela aurait dû sonner le glas du dogme central. Par
servilité des autorités scientifiques devant les erreurs de Jacques
Monod, dix sept ans ont été perdus pour la compréhension de
certains mécanismes biologiques essentiels.
Soyons
honnêtes, cette reconnaissance reste marginale et n'a pas remplacé la pensée
unique dans la recherche actuelle .
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171 : « Notre but, lorsque nous avions écrit ce livre (La Santé
Confisquée ) était, d'une part, de dénoncer le carcan d'une pensée
unique, véritable smic intellectuel, les moyens de répression
qui, depuis lors, n'ont fait que croître dans l'indifférence générale,
et, d'autre part, de faire savoir aux malades désespérés qu'il
existait autre chose pour traiter les maladies graves. La plupart des
médecins ou certains scientifiques ne lisent pas les publications
scientifiques : ils ont des journaux spécialisés ou le message
officiel est sous contrôle des lobbies de l'argent et de l'industrie
pharmaceutique, comme la grande presse est sous le contrôle de l'AFP,
elle même, sans doute , sous d'autres contrôles ... Ainsi la pensée
unique se répand elle sans entrave, au service de certains marchés.
Depuis 20 ans, il n'y a de nouveau, en matière de médicaments, que
ce qui émane des grands laboratoires pharmaceutiques ....
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173 :« ...car même si un jour des progrès thérapeutiques
peuvent en résulter (recherche génétique ) ce sera toujours très
ponctuel, rare, et onéreux. Cette orientation systématique vers une
médecine très sophistiquée, donc à usage exclusif des nantis, et
au détriment des remèdes plus simples et moins onéreux, est une
aberration de plus pour le profit, non de la population, mais des
industries pharmaceutiques. Ce n'est pas par hasard si de bons vieux
remèdes bon marché disparaissent systématiquement ».
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192 : Magazine Capital de mai 1995 : « L'industrie du médicament
est, partout dans le monde mais surtout en France, un carrefour de
trafics d'influences » .
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