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La voie du dialogue

En Suisse, Le CLIMS : 

 

Centre de liaison et d'informations des minorités spirituelles

Partant de l'hypothèse qu'il est dans l'intérêt de toutes les parties – minorités spirituelles et Églises établies, services de l'Etat et citoyens, membres ou non d'un mouvement incriminé – de parvenir à un modus vivendi, respectueux tout à la fois de la liberté de toutes les communautés religieuses et du respect de l'intégrité des personnes, le CLIMS vise à développer une troisième voie, celle du dialogue.



CLIMS, pour Centre de Liaisons et d'Informations concernant les minorités spirituelles, ce sigle recouvre une initiative locale qui a débuté en 1996 à Genève et s'étend aujourd'hui à la Suisse romande. Au point de départ, il y a la constatation que chacun peut faire du décalage impressionnant qui existe entre d'une part la méfiance et les attaques dont font régulièrement l'objet les nouveaux mouvements religieux d'Orient et d'Occident, dans l'opinion publique relayée par les médias, et d'autre part le discours globalement rassurant des sociologues de la religion portés à relativiser l'importance du phénomène (2 % de la population concernée en Europe) et à en limiter la dangerosité à des dérives, réelles mais rares.

Ni syndicat des minorités spirituelles, ni association anti-sectes, ni observatoire scientifique des groupes religieux, le Clims a commencé par faire la preuve qu'un dialogue fondé sur les droits de l'homme était non seulement possible mais constructif entre des groupes réputés prosélytes et exclusifs. 

 

L'originalité du projet tient à la participation conjointe de membres de mouvements minoritaires et de personnes extérieures. Sa crédibilité repose sur l'engagement de tous à prendre en compte les plaintes de personnes qui, directement ou indirectement, se sentent lésées par l'un ou l'autre des groupes signataires et à réparer les torts par l'entremise d'une médiatrice indépendante, expérimentée dans l'aide aux victimes des dérives sectaires. 

 

Aux personnes qui ne manqueront pas de considérer que les objectifs du Clims sont totalement irréalistes et que derrière ce sigle se cache une vaste entreprise de manipulation dans laquelle quelques idéalistes ne peuvent, à terme, que se faire récupérer, je ne peux que répondre par le sérieux des liens qui se sont tissés au sein du Clims et par sa capacité à proposer une nouvelle approche d'un phénomène auquel toute société démocratique et pluraliste se doit de répondre dans le respect de ses propres principes. 

Le Clims entend relever le défi de la preuve par l'acte à l'échelle de la Suisse romande, contre tous les amalgames simplificateurs et les préjugés idéologiques, et tout en gardant le souci des personnes qui peuvent se trouver en conflit avec un grou­pe auquel elles n'adhèrent pas ou plus.

A l'heure où les instances politiques de plusieurs pays d'Europe s'interrogent sur l'attitude et les mesures à adopter - et hésitent à suivre la voie unilatérale, pour ne pas dire dangereuse et discriminatoire, de pays comme la France ou la Belgique - nous montrons que la chasse aux sorcières n'est pas une fatalité, mais au contraire que l'information sereine est plus que jamais nécessaire pour faire tomber les peurs et les préjugés, et parvenir à une coexistence pacifique sur la base d'une éthique commune du respect de tous.

 

jean-claude basset, président du CLIMS

CLIMS (Centre de liaison et d'information des minorité spirituelles)

Case postale 276 - CH-1219

Le Lignon, Suisse

Tél./Fax  022/796 - 6544

 

 

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