La voie du dialogueEn Suisse, Le CLIMS :
Centre de liaison et d'informations des minorités spirituellesPartant de l'hypothèse qu'il est dans l'intérêt de toutes les parties – minorités spirituelles et Églises établies, services de l'Etat et citoyens, membres ou non d'un mouvement incriminé – de parvenir à un modus vivendi, respectueux tout à la fois de la liberté de toutes les communautés religieuses et du respect de l'intégrité des personnes, le CLIMS vise à développer une troisième voie, celle du dialogue.
Ni syndicat des minorités spirituelles, ni association anti-sectes, ni observatoire scientifique des groupes religieux, le Clims a commencé par faire la preuve qu'un dialogue fondé sur les droits de l'homme était non seulement possible mais constructif entre des groupes réputés prosélytes et exclusifs.
L'originalité du projet tient à la participation conjointe de membres de mouvements minoritaires et de personnes extérieures. Sa crédibilité repose sur l'engagement de tous à prendre en compte les plaintes de personnes qui, directement ou indirectement, se sentent lésées par l'un ou l'autre des groupes signataires et à réparer les torts par l'entremise d'une médiatrice indépendante, expérimentée dans l'aide aux victimes des dérives sectaires.
Aux personnes qui ne manqueront pas de considérer que les objectifs du Clims sont totalement irréalistes et que derrière ce sigle se cache une vaste entreprise de manipulation dans laquelle quelques idéalistes ne peuvent, à terme, que se faire récupérer, je ne peux que répondre par le sérieux des liens qui se sont tissés au sein du Clims et par sa capacité à proposer une nouvelle approche d'un phénomène auquel toute société démocratique et pluraliste se doit de répondre dans le respect de ses propres principes. Le
Clims entend relever le défi de la preuve par l'acte à l'échelle de la Suisse
romande, contre tous les amalgames
simplificateurs et les préjugés idéologiques,
et tout en gardant le souci des personnes
qui peuvent se trouver en conflit avec
un groupe auquel elles n'adhèrent pas
ou plus. A
l'heure où les instances politiques de plusieurs pays d'Europe
s'interrogent sur l'attitude
et les mesures à adopter
- et hésitent à suivre la
voie unilatérale, pour ne pas
dire dangereuse et discriminatoire,
de pays comme la
France ou la Belgique - nous
montrons que la chasse
aux sorcières n'est pas une fatalité,
mais au contraire que l'information
sereine est plus que
jamais nécessaire pour faire tomber les peurs et les préjugés,
et parvenir à une coexistence
pacifique sur la base
d'une éthique commune
du respect de tous. jean-claude
basset, président
du CLIMS CLIMS
(Centre de liaison et d'information
des minorité
spirituelles) Case
postale 276 - CH-1219 Le
Lignon, Suisse Tél./Fax
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