La Franc-MaçonnerieToutes les « sectes » sont égales, mais certaines sont plus égales que d'autres...Par Valérie Dole du CICNS Les ordres maçonniques en France Quelle différence, dans les textes, entre une loge maçonnique et une "secte" ? Les coulisses d'une loge féminine Les Francs-maçons et la police en France Lire également La Franc-Maçonnerie et les «sectes» Un ordre initiatique, avec des
rites, des rituels et des symboles, dans lequel l'adepte parcourt un chemin
d'évolution à travers les « Hauts Grades » et les « Ordres de sagesse » pour
parvenir au statut de « Grand Maître »... après avoir traversé une période
d'initiation et attendu parfois jusqu'à deux ans avant d'être accepté, où
hommes et femmes sont clairement séparés, où les réunions sont secrètes, où l'on fait du prosélytisme
pour se faire connaître, et bien sûr, recruter de nouveaux adeptes... à quoi
cela vous fait-il penser ? La Franc-Maçonnerie aurait-elle droit
à un régime de faveur ? Si ce que dit Alain Pozarnik, Grand Maître de la Grande Loge de France, est vrai : en quoi la FM se distingue-t-elle des autres mouvements spirituels français qui n'ont pour la plupart d'autre intention que d'appliquer le sage conseil des sages : "Connais-toi toi-même" ? On nous rétorquera sans doute que nombre de « sectes » sont dangereuses, selon dix critères de dangerosité établis principalement pour servir les buts assignés aux Renseignements Généraux. Mais c'est un secret de polichinelle : un seul de ces critères érigés en épouvantail pourrait s'appliquer à n'importe qui ? Pouvons-nous espérer que le traitement de faveur accordé à la Franc-Maçonnerie soit étendu à tous ? Si cela n'est pas possible, il faudra un jour dire pourquoi... à moins que la Franc-Maçonnerie soit autre chose que ce qu'en disent ses adeptes. Et qu'on ne s'y trompe pas : nous ne demandons pas une modification du traitement accordé à la Franc-Maçonnerie, que les droits qui lui sont octroyés soient mérités ou non n'est pas notre propos. Nous souhaitons qu'ils soient accessibles à tous pour que « Les droits de l'homme » deviennent autre chose que de simples privilèges de francs-maçons, qui n'est qu'un groupe ésotérique comme un autre. Les Francs-maçons en France :Grand Orient de France Première obédience maçonnique française Abandon du Grand Architecte de l'Univers (Dieu) dans les Grande Loge nationale française 1400 loges, 30 000 membres. Grande Loge de France 700 loges, 26 000 membres. Fédération française du Droit humain (DH): 500 loges, 14 000 membres. Grande Loge féminine de France (GLFF) : 340 loges, 11 000 membres. Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra (GLTSO): 170 loges, 3 600 membres. Grande Loge mixte de France (GLMF) : 80 loges, 1 800 membres. Grande Loge mixte universelle (GLMU) : 50 loges, 800 membres. Grande Loge féminine de Memphis-Misraïm (GLFMM) : 35 loges, 850 membres. Loge nationale française (LNF) : 25 loges, 250 membres. Soit environ 150 000 membres en tout. (Source) Le Parti Socialiste français est depuis 1981 l'instrument du Grand Orient de France : « On ne saurait dire aujourd'hui avec précision lequel, du Parti socialiste ou du Grand Orient de France, a investi l'autre » (...) « Les projets du gouvernement correspondent à la sensibilité des Francs-maçons du Grand Orient de France. (Roger Leray, Le Monde, 13 août 1981) « En juin 2001, neuf obédiences françaises ont décidé de constituer
entre elles un espace commun de dialogue, de travail et d'expression dénommé
"La Maçonnerie Française" (ou l’institut maçonnique de
France). C'est à ce titre que, quelques mois plus tard, ses neuf grands maîtres
et grandes maîtresses furent reçus ensemble par le président de
Extraits d'un article aujourd'hui disparu d'Internet (comme tant d'autres, il semble y avoir eu un grand nettoyage...), où Alain Pozarnik, s'exprimait lors d'un salon du livre maçonnique en 2004, Les principes évoqués ci-dessous ressemblent à s'y méprendre à ceux de nombreuses minorités spirituelles... On peine à voir la différence qui ferait des loges des espaces plus sécurisés que lesdites "sectes" telles que décrites par MIVILUDES et consorts ? Est-ce que l’enseignement maçonnique est plus oral qu’écrit ? « L’enseignement permettant l’évolution, le perfectionnement, et l’achèvement de l’homme se doit d’être adapté à chacun des chercheurs pour que celui-ci acquière la totale liberté propre à un Homme accompli. « Ce chemin, qui se parcourt dans le secret des coeurs et de l’esprit, n’a jamais été apprécié par les autorités politiques ou religieuses ce qui a conduit ces transmissions à être orales. « La franc-maçonnerie est le dernier bastion des valeurs que notre société recherche si ardemment." Est-ce qu’un franc-maçon peut publier
des articles et des livres ? Ne risque-t-il pas de dévoiler le fameux
secret maçonnique ? « Le véritable travail maçonnique n’est pas occultiste mais spiritualiste et les livres maçonniques sérieux participent à l’épanouissement et au développement de la conscience. Ils font partie des richesses de l’humanité en évolution. » « Les Francs-Maçons, dans la poursuite commune d’un même idéal se reconnaissent entre eux par des mots, signes et attouchements qu’ils se communiquent traditionnellement en Loge au cours des cérémonies initiatiques. Ces mots, signes et attouchements, de même que les rites et les symboles font l’objet d’un secret inviolable et ne peuvent être communiqués à quiconque n’a pas qualité pour les connaître." (Source) "Les
Francs-Maçons, dans la poursuite commune d’un même idéal se
reconnaissent entre eux par des mots, signes et attouchements qu’ils se
communiquent traditionnellement en Loge au cours des cérémonies
initiatiques. Ces mots, signes et attouchements, de même que les rites et
les symboles font l’objet d’un secret inviolable et ne peuvent être
communiqués à quiconque n’a pas qualité pour les connaître." À noter également, le "projet politique" de la Franc-maçonnerie : « À l'heure où, dans un affrontement généralisé des civilisations, la guerre répond au terrorisme dans une spirale de moins en moins maîtrisée, où la laïcité n'a jamais été aussi violemment attaquée par les nouvelles formes de sectarismes idéologiques ou religieux, il appartient aux Franc-maçons de montrer l'exemple et de permettre à une Assemblée représentative des peuples issus des cinq continents de préparer l'avènement d'une Res Publica latitudinaire, autrement dit : la REPUBLIQUE PLANÉTAIRE" (Jacques-Georges Plumet, dans "La République planétaire", Ed. A l'Orient, 2007) Avec un temps d'antenne, s'il vous plaît... "La Grande Loge de France vous parle" « Le troisième dimanche de chaque mois, à 9h40 sur France Culture, des membres de la Grande Loge de France s’expriment, en leur nom, sur des points de leurs parcours maçonniques respectifs, donnant l’occasion au grand public de se familiariser avec ce qui constitue à la fois l’unité et la diversité de points de vues des membres de la Grande Loge de France. (Source) Lu sur : L'Express : Des franc-maçonnes lèvent le voile« Ils ont toujours agi dans la discrétion voire le secret. Mais de temps en temps, ils se dévoilent. Pour faire connaître le mouvement mais aussi, sans cependant jamais l’avouer explicitement, pour se faire de nouveaux adeptes. C’est ainsi que la présidente mondiale de la Grande Loge féminine de France (GLFF), Marie-Françoise Blanchet, et quelques franc-maçonnes mauriciennes ont fait face à la presse hier. Présentation de cette loge et des deux branches mauriciennes, celle de la Rose de l’Aurore et du Flamboyant. Ces loges sont à 100 % féminines. Elles ne sont ni une religion, ni une secte, précise Marie-Françoise Blanchet. (voilà, il suffisait de le préciser...) Avec 10 000 membres en France et 1 500 dans une trentaine de pays, dont 35 à Maurice, les franc-maçonnes de cette obédience ont pour objectif de construire un monde meilleur dans la liberté, la fraternité et l’égalité. « À 35 ans, j’étais une femme heureuse et épanouie. Mais je sentais qu’il me manquait un petit quelque chose et c’est à ce moment qu’un ami m’a proposé la franc-maçonnerie”, déclare Marie-Françoise Blanchet qui, depuis, a trouvé “cette petite étincelle” et a donné à sa vie “ une dimension supplémentaire” à travers les rites, “la réflexion spirituelle sans religion et les réflexions profondes” sur un large éventail de sujets avec ses sœurs de la loge.(Source) Les francs-maçons ont pénétré la police plus que tout autre corps de métier :1 commissaire sur 4 serait frère. Presque autant chez les officiers. Mais moins à la base. par Laurent Chabrun, François Koch, Jean-Marie Pontaut, Romain Rosso (extraits)
(…) C'est une liaison troublante. Les policiers sont attirés par les
temples comme les papillons de nuit par la lumière. «Parce
qu'ils voient dans la franc-maçonnerie une grande institution républicaine,
et même, consciemment ou pas, un grand corps de l'Etat», explique
Roger Dachez, président de l'Institut maçonnique de France. «Parce
qu'ils se sentent mal aimés et mal compris, ils plébiscitent des
structures discrètes où ils peuvent se retrouver pour parler», ajoute
l'ancien conseil maçon d'un syndicat de police. Confrontés à un
quotidien morose et violent, les policiers, plus que toute autre
profession, auraient besoin de s'aérer l'esprit.
(..) Un policier du nord de la France, vénérable au GO, affirme que son obédience compterait précisément
460 commissaires de police, actifs ou retraités. «Si l'on extrapole aux
deux autres grandes obédiences,
Pour Eric Vanlerberghe, président de
Les services de police ne sont pas égaux devant la maçonnerie. La sécurité
publique, les Renseignements généraux (RG) et les CRS seraient plus maçons
que la police judiciaire (PJ).
Mais les maçons demeurent à des postes clefs. Actuellement, par exemple,
l'un des sous-directeurs des RG porterait le tablier. De même, la plupart
des syndicalistes les plus influents de la «grande maison» sont maçons.
Les frères sont également très présents dans les associations internes
à la police, comme l'orphelinat mutualiste ou l'Association nationale
d'action sociale de la police nationale (Anas). De plus, leur pouvoir, réel
ou exagéré, fait toujours peur. A ce jeune commissaire, affecté aux RG,
un «vieux» directeur donna ce conseil: «Ne vous mettez jamais à dos
les francs-maçons: ils peuvent briser votre carrière.»
(…) Pierre Joxe, initié lui aussi, avait truffé son cabinet de frères.
De même, quelques fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ont
dû penser qu'il serait peut-être bon pour leur carrière d'être cooptés
à
(…) Certains policiers maçons
ont aussi été, par le passé, mêlés à de véritables affaires d'Etat.
«La franc-maçonnerie est une réplique de la société française,
plaide Vanlerberghe: il y a autant de déviances qu'ailleurs.»
Francs-maçons,
mise à jour janvier 2011 Des
Francs-maçons font à nouveau « les gros titres des journaux pour leur affairisme »[1], d’une part en raison des querelles internes à divers loges et,
d’autre part, en lien avec l’Afrique.
Grande Loge Nationale de France
« Les membres de la GLNF sont en
conflit ouvert avec leur président, l'avocat François Stifani, depuis le
26 mars dernier, lorsque l'assemblée générale de la GLNF l'avait sommé
de démissionner. Ses membres lui reprochaient des prises d'intérêt et
une prise de pouvoir totale au sein de la GLNF. Stifani avait alors fait
démissionner son conseil (lui y compris), mais s'était maintenu en
place, et continuait de se considérer le « Grand maitre » de la GLNF au
moins jusqu'en 2012. En décembre dernier, le TGI de Paris avait invalidé
l'assemblée générale du 26 mars pour permettre l'organisation d'une
nouvelle AG, destinée à réélire un nouveau président. Lundi, elle est
allée plus loin, en nommant un mandataire ad hoc à la tête de
l'association. Non seulement, elle se substitue ipso facto à François
Stifani, qui perd ainsi tout pouvoir, mais elle confirme que la nouvelle
AG devra ratifier un candidat à la Grand Maitrise.
(par Eric Tréguier, chef de la
rubrique « Finances privées » à Challenges,
jeudi 27 janvier 2011) Dans son édition parue
le jeudi 27 janvier 2011 et titrée
« Francs-maçons, le grand déballage – révélations sur le scandale qui
secoue les loges », le Nouvel Obs évoque la « réunion de famille »
de « neuf grands maîtres et grandes maîtresses des principales
obédiences françaises » : « Nous
sommes là pour marquer notre opposition à la Grande Loge nationale
française », finit par lâcher Guy Arcizet, grand maître du Grand
Orient de France »,
« Depuis bientôt deux ans, le
grand maître de la GLNF est agoni par ses frères. Sur internet, des
dizaines de blogs contestataires baptisés « Myosotis » dénoncent les
turpitudes d’un autocrate souvent pris la main dans le sac. Abus de
pouvoir, folie des grandeurs, gestion opaque, dérapage politique,
montages financiers suspects, fréquentations douteuses en Afrique… Tout
y passe. » « Les loges sont
incitées à recruter trois nouveaux frères par an en ciblant les
décideurs économiques, administratifs et politiques. En trente ans, les
effectifs passent ainsi de 6000 membres au début des années 1970 à 35000
en 2000 et 44 000 aujourd’hui. (…)
(Stifani) suit la politique de croissance au pas de charge (les
loges d’excellence doivent recruter huit nouveaux frères par an !) (…),
remet des cadeaux luxueux aux frères Bongo et Sassou Nguesso (…). Le
conseil d’administration est à sa main. Les 400 membres du « souverain
grand comité » sont nommés par lui. Bref, Stifani se croit le maître du
jeu et n’hésite pas à s’autoproclamer « guide spirituel » de ses 44 000
frères… »
« Compte tenu de la croissance des
effectifs, les cotisations représentent un revenu de 17 à 20 millions
d’euros. Que devient cette manne ? »,
s’interroge un frère businessman qui explore une nébuleuse qui n’a pas
encore révélé tous ses secrets. « 70 %
de cette somme part dans l’immobilier », indique benoîtement Stifani,
qui a lancé un vaste plan d’équipement en temples maçonniques et
sollicité l’épargne des frères de la GLNF pour constituer le capital
d’une vingtaine de SCI opaques. Jean-Charles Foellner, grand maître
honoraire depuis son retrait en 2007, est omniprésent dans ces
structures financière de cette nébuleuse. »
« Les gendarmes marseillais s’intéressent
aussi à l’activité d’une société d’affrètement qui expédie le matériel
en Afrique », glisse un frère
bien informé. » « Au Luc-en-Provence,
en 2006, un homme de 93 ans nommé Pierre Gaston a fait don à la
fondation GLNF d’une SCI baptisée Gaston-Dessaux pour une valeur de
1 626 000 euros. Ce legs est aujourd’hui contesté par les nièces du
défunt. Déjà son notaire (membre de la GLNF), sa compagne exécutrice
testamentaire et son médecin ont été mis en examen
« pour abus frauduleux de l’état
d’ignorance et de faiblesse ». L’enquête suit son cours mais
pourrait éclairer le rôle de Jean-Charles Foellner, devenu président de
la SCI Gaston-Dessaux propriétaire au 87, boulevard Hausmann de murs
loués à un restaurant. » « Autre donation, autre
SCI. Les époux Kunzli ont légué à la fondation de la GLNF 1,2 million
d’euros constitués de liquidités et d’une SCI, CNL, dont Jean-Charles
Foellner est aussi devenu le gérant « désintéressé ». Car le grand
maître honoraire, très énervé de devoir se justifier, a tenu à préciser
dans une réponse à notre confrère « le Point » que toutes les fonctions
qu’il exerce « ne sont pas
rémunérées ». »
La Franc-maçonnerie et l’Afrique Le Nouvel Obs publie
également une interview d’Antoine Glaser, ancien directeur le « la
Lettre du continent », pour qui
« on ne peut comprendre la réalité du pouvoir africain sans pénétrer
dans les arcanes de la franc-maçonnerie. » « La franc-maçonnerie
constitue un véritable système de gouvernement parallèle en Afrique
noire. Dans la mesure où toute l’élite est maçonne, l’appartenance aux
« fils de la veuve » permet de
transcender la frontière entre majorité et opposition. Omar Bongo en a
fait un système de verrouillage politique. L’opposition pouvait, dans
une certaine mesure, le contester dans les instances « profanes ». Mais
elle était en réalité muselée car menacée d’être radiée des obédiences
si elle allait trop loin. Or, au Gabon, seuls les
« frères de lumière » peuvent
accéder aux pouvoirs politique et financier. »
« En Afrique plus qu'ailleurs, la
saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant
ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou
du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce
sanctuaire laïc de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec
l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets
vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait :
sur le continent africain, une douzaine de chefs d'Etat de l'espace
francophone ont « reçu la lumière ». » « La raison avait
quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien Très Puissant Souverain
Grand Commandeur du Grand Orient et Loges associées du Congo. L'appétit
de pouvoir prévaut sur nos idéaux. C'est ainsi : les maçons sont
partout, la maçonnerie nulle part. »[2] « Les francs-maçons africains sont des guerriers mercantiles qui font
prévaloir l'intérêt personnel sur l'intérêt général, l'individu sur la
société... Une franc-maçonnerie d'égoïsme, de la violence et de la
misère. Pourquoi l'Occident qui incarne les idéaux de ces pratiques
continue-t-il d'initier les Africains en sachant bien que ces derniers
dévient l'orientation et le sens des enseignements de ces confréries ?
L'argent des cotisations est-il plus important que des vies humaines ?
L'Afrique n'est pas libre.
Peut-être, ne le sera-t-elle jamais, aussi longtemps
que les sectes occidentales battront chaque jour des records d'adhésions
au préjudice des rites traditionnels africains. »[3] Réseau d'influence ? François Koch : "(...) J’ai l’expérience d’investigations sur des sectes comme la Scientologie, les Témoins de Jéhovah, ou le Mandarom. Je me suis toujours demandé si je ne risquais pas de tomber sur un membre d’une secte dans ma rédaction qui finirait par m’ennuyer, me bloquer… À ma connaissance, ce n’est jamais arrivé. Le risque est bien plus élevé avec la franc-maçonnerie, car ils sont plus nombreux et pénètrent facilement et discrètement les rédactions. Je les fréquente depuis sept ans et demi, et j’ai souvent entendu des rumeurs, plutôt inquiétantes, comme je le raconte dans mon livre?6. En 2005, des frères m’ont appelé à plusieurs reprises pour me dire : « Un frère d’une loge parisienne est journaliste à L’Express et te surveille : fais gaffe à tes dossiers… » Toujours en 2005, des « frangins » m’ont mis en garde, m’expliquant qu’à la suite d’un article, certains dignitaires voulaient me faire licencier. D’après eux, il suffirait qu’ils prennent langue avec Serge Dassault — membre du Grand Orient et propriétaire de L’Express —, pour qu’ils obtiennent ma tête. C’était la première fois que j’entendais de telles menaces, ce qui ne s’était jamais produit après des articles sur des sectes." ("OÙ SE CACHENT LES JOURNALISTES FRANCS-MAÇONS ?, Médias, hiver 2009)
[1]
Nouvel Observateur, 27/1/2011
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