Le sacrifice de l'innocenceAndré Tarassi
Nos
esprits sont assaillis d’informations contradictoires qui font
intentionnellement planer le doute. La quête spirituelle en est aujourd’hui
une victime.
Là
où le cœur de l’homme pensait trouver la fraîcheur, la vérité et
l’amour, il entend qu’il faut en fait se méfier et s’informer. Il
s’informe donc, le cœur battant, et les sources d’informations lui donnent
à manger de la haine, de la malveillance, de la duplicité. C’est
comme si une grande partie du monde s’était liguée pour que l’innocence et
la confiance ne puissent plus renaître. Je
ne dis pas qu’il faut se voiler la face devant la nature sombre de l’activité
des hommes mais cet éclairage exclusif placé sur la quête spirituelle est
d’une lumière crue qui laisse volontairement dans l’ombre la plus belle
part de la nature humaine. Il
faut un cœur disponible pour s’ouvrir à la vie. Ceux qui ont entrepris
aujourd’hui de mettre en pièce l’élan spirituel des hommes savent qu’ils
s’attaquent avant tout à l’ouverture du cœur, ne la connaissant pas eux-mêmes.
Ils
ont fondé leur perception du monde sur la méfiance, comme une garantie de sécurité.
Ils veulent faire la promotion de ce regard biaisé sur l’humanité et ils
gagnent du terrain depuis déjà de nombreuses années. Nous
assistons au sacrifice de l’innocence. Je
vois aujourd’hui des personnes sensibles soumises à une désinformation
organisée qui les conduit à retourner dans leur retranchement de peur et
d’exclusion. La porte qu’ils voyaient timidement s’ouvrir sur un monde
plus fraternel est écrasée par le char d’assaut des
anti-sectes et de leurs agents. Internet est saturé d’accusations qui ne
laissent aucune place à la vérité du cœur. Partout, nous pouvons lire, incrédules,
les méfaits que la ligue des mécréants attribue à la quête spirituelle. C’est,
à mon sens, l’effet le plus subtil et le plus dommageable de cette croisade
ignoble. L’esprit
des hommes se nourrit au sein des médias, une
accoutumance qui le conduit à absorber comme une éponge, et par la tête, un
message de haine et de destruction des valeurs quand il était venu pour
demander, par le coeur, une nourriture qui le sauverait de l'enfermement. Les
hommes sont finalement obligés de retourner à leur prison quand la liberté
qu’ils croyaient possible est à ce point salie par ceux qui ont intérêt à
faire exister les prisons pour des raisons qui dépassent l’entendement du
commun des mortels. On
veut nous faire entendre que la voix fragile du coeur n'a pas sa place dans
notre société. Mais nous pouvons répondre que l’homme a besoin
d’inspiration, qu'il veut croire que les hommes peuvent vivre dans la
confiance et qu’il ne se laissera pas éternellement
abreuver de haine. André Tarassi est né en 1961, il est le fondateur du CICNS. Chercheur indépendant, il étudie les Nouvelles Spiritualités depuis 25 ans. Il a étudié le journalisme et la télévision aux États-Unis. Il a publié, sous un autre nom, plusieurs ouvrages sur la démarche spirituelle. |
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