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Sri Ram Chandra Mission

L’affaire des « robinets miracles » ....

Une nouvelle source de calomnies à l’encontre des minorités spirituelles.

Par Emile d'Albret

 

Lourds … Lourds comme une paire de Rangers, comme un char chinois sur la place Tiananmen, comme le marteau d’un juge condamnant un innocent…

 

Lourds sont ces mots qui avilissent ceux qui osent les porter sur le papier et ceux qui les colportent sur les réseaux de l’internet. Lourds de l’ignorance du monde.

 

« Shri Ram Chandra, la secte aux robinets miracles, une arnaque à l'eau douce »

 

Dans la version originale de ce titre en Danois, il existe peut-être une subtilité de langage qui justifie ce titre, d’un point de vue littéraire. C’est peut-être même ce qui a conduit ces journalistes à aller au bout d’un article si pauvre et si mensonger.

 

Il y aurait eu comme une jubilation intellectuelle, de celle qui vous pousse lors d’une soirée entre amis à faire un jeu de mot qui ne fait rire que vous. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire ? Un jeu de mots passe par votre esprit, vous le trouvez génial, et n’avez de hâte que de le partager, et vous finissez par inventer une histoire abracadabrante à seule fin de le placer. Mais ça n’arrive peut-être qu’à moi…

 

Mais, sinon, comment expliquer cela ?

 

«  La secte aux robinets miracles » est un article paru dans le quotidien danois Ekstra Bladet (un des principaux du Danemark) le 12 septembre 2004. Il calomnie sur 300 lignes le mouvement Shri Ram Chandra.

 

A la 2ème ligne, déjà, apparaît le premier mensonge sur lequel respose presque l’intégralité de l’article.

 

(…) la secte Shri Ram Chandra Mission qui vend ses petits joujoux au prix de 350 euros la pièce (des robinets sensés purifier l’eau). »

 

Alors que la réalité est révélée par les journalistes eux-mêmes dans le dernier paragraphe de l’interview de Bruun, le dirigeant de la Shri Ram Chandra Mission au Danemark :

 

(…)- Dans votre Ashram, à Vrads, il y a un gars qui vend des robinets " divins ". Nous les avons testés et cela n'a rien donné de bon. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

 

- Qu'est-ce que cela a à voir avec notre association ?

 

- Le fait qu'il habite à l'Ashram, qu'il soit membre de votre association et qu'il soit marié à une de vos " préceptrice " qui conseille leur utilisation ?

 

- Nous avons beaucoup de membres et cela n'a rien à voir avec nous. Nous n'avons rien à voir là-dedans.

 

Je crois voir le journaliste, sûr de son fait, avec l’air du détective de série B qui assène au coupable son raisonnement confondant et génial, devant un responsable éberlué.

 

Sa question précédente était de la même veine :

 

- Vos textes demandent aux membres de devenir des 'morts vivants' qui doivent se donner totalement au Maître. Cela n'a franchement pas l'air agréable.

 

- Ceux qui connaissent un peu la philosophie orientale savent que cette phrase n'est qu'une expression pour dire qu'on agit dans un état de liberté totale. C'est un état bien connu chez les gens qui s'intéressent à la philosophie. Nous sommes dans cet état car c'est agréable et car nous nous sentons mieux.

 

Je doute que le journaliste en question ait ouvert depuis longtemps un livre de philosophie autrement qu’en le faisant tomber d’une étagère. Il ne commente d’ailleurs pas les réponses, se contentant de dévider sa liste de questions avec une attitude comparable à celle du badaud qui fait la conversation à un singe derrière les grilles du zoo, certain d’être du bon côté de la barrière, du côté de l’intelligence et du droit.

 

Cette assurance lui est donnée, en l’occurrence, par ces informations que l’on peut trouver sur les sites anti-sectes français et en fin de l’article en question :

 

La Shri Ram Chandra Mission s'est un jour retrouvée dans les faisceaux des médias et des autorités. Un rapport ministériel a estampillé la Shri Ram Chandra Mission comme secte dangereuse s'attaquant spécialement aux enfants. Au travers de jeux et d'activités dans l'Ashram local, les enfants sont endoctrinés afin de devenir des membres aveuglément obéissants de la secte. Les autorités jugent également que les longues séances répétées de méditation ainsi que ces journaux tenus par les membres de la secte sont néfastes. De même, la secte a, dans divers journaux, été accusée d'enlèvements d'enfants lorsque des parents convertis ont quitté leur conjoint et ont emmené leurs enfants dans le mouvement.

 

Ces arguments ineptes démontrent par eux-mêmes que rien d’illégal, aucune exaction avérée de la part de l’organisation n’a pu être démontrée (après 50 ans d’existence), puisqu’il ne s’agit là que d’affirmations gratuites d’un rapport parlementaire depuis longtemps infirmé (voir http://www.cicns.net/ListeParlementaire.htm) de jugements infondés et  « d’accusations de journaux »…

 

Un cercle vicieux qui permettra au prochain journaliste qui traitera le sujet de rajouter « escroquerie aux robinets » à la liste déjà longue des méfaits de la secte.

 

A la lecture de cet article, j’ai l’impression d’assister à un exercice de style : « Vous avez trois jours pour produire un papier sur le thème des sectes avec les ingrédients suivants : robinets, Shri Ram Chandra, arnaque. Il vous faudra placer les expressions suivantes sectes dangereuses, manipulation, endoctrinement, rapport parlementaire. Vous disposerez d’un « expert  en secte » d’un preneur de son et d’un véhicule pour d’éventuelles enquêtes… »

 

On est là certainement plus proche de la réalité de la genèse de cet éditorial où les contradictions les plus grossières ne semblent pas pouvoir arrêter une volonté d’aller au bout du travail commencé.

 

Bon, on a dit arnaque… « Les sectes escroquent les gens »

 

Ne paye rien en impôts

 

Les contribuables danois payent de leurs impôts les plaisirs divins

Chaque année, la Shri Ram Chandra Mission tient des séminaires, qui sont très chers.

 

Tiens, ils n’ont aucun chiffre…

 

Ils reçoivent de grosses donations venant des 5 à 600 membres et reçoivent à peu près 15.000 euros par an de l'état.

 

L’état est donc fou.

 

Mais pas un centime de l'argent qui se trouve dans leurs caisses ne finit dans la caisse de l'état.

 

La Mission Shri Ram Chandra a le droit d'avoir ces grosses sommes car elle est considérée comme association cultuelle et, d'après la loi sur les impôts, §8A, les " sociétés religieuses sont acceptées comme telles et sans conditions s’il s'agit d'une association cultuelle ou si l'organisation est fondée par une ou plusieurs associations cultuelles ou un cercle d'adeptes d'une association cultuelle ".

 

On reproche donc à la Mission Shri Ram Chandra d’être légalement déclarée comme association cultuelle. 

 

Les déductions

 

Les seuls impôts payés sont les impôts sur les revenus pour l'idylle Vrads Sande près de Bryrup. L'organisation a payé les 680 000 euros comptant envoyés depuis l'organisation mère sans rechigner. Il faut dire qu'en 2003, l'organisation a touché 90 300 euros de donations. L'année d'avant, le montant était de 65 000 euros. Les généreux donateurs déduisent alors ce montant de leurs impôts et la secte empoche l'argent.

 

On lui reproche ensuite, de payer ses impôts sans rechigner et d’avoir du succès. Suspect en effet… Enfin, on laisse entendre que les donateurs gagnent de l’argent en faisant des dons. Alors que, comme en France, la générosité, si elle est encouragée par l’état par des mesures fiscales, ne peut bien entendu pas être une source de revenus.

 

On peut aussi lire, dans cet article, le scénario réel d’un exil forcé. Calomniée, persécutée par les medias et les autorités françaises, ce dont certains divorcés se sont servi pour gagner la garde des enfants, la Shri Ram Chandra Mission a préféré déménager son siége au Danemark, où l’anti-spiritualité n’est pas religion d’état.  

Pour en savoir plus sur La Shri Ram Chandra Mission, je vous conseille les pages du site Prevensecte, site antisecte notoire…  Je ne plaisante pas, et vous défie de trouver, même là, aucun argument autre que philosophique ou en tout cas purement subjectif à leur encontre. J’y ai même trouvé une perle sous l’intitulé :

 

« Ces pères divorcés, impuissants devant les sectes... » 

 

Le problème réside plus dans l'attitude des juges. « Les actions de ce type se heurtent au principe fondamental de la liberté de croyance, poursuit Philippe Lefant (NDLR Avocat d’un des pères). Il me faut souvent faire preuve d'une modération que mes clients ne comprennent pas, pour ne mettre en avant que le bien de l'enfant et non l'aspect idéologique du problème. » « La justice ne peut intervenir que si la santé, la sécurité, la moralité ou les conditions d'éducation de l'enfant sont compromises », rappelle le président du tribunal pour enfants de Versailles.

 

Ces juges, ils sont quand même un peu obtus, non ?

 

Permettez moi un peu de légèreté purement gratuite :

  

"Quand vous aurez cherché Dieu partout sans le trouver, revenez alors le chercher dans votre propre coeur, c'est là qu'il se révèlera à vous. "

 

Devise de la Shri Ram Chandra Mission

 

  

Lire le texte intégral de l’article en question sur : http://sectes.net/autres/srcm.html

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