Les banques participeraient-elles à la répression ?La fermeture injustifiée de comptes bancaires, par les banques elles-mêmes, semble être un nouvel outil à la limite de la légalité pour persécuter les mouvements spirituels.Par le CICNS (juillet 2005) Une nouvelle arme dans la croisade anti-sectes ?Des banques françaises, d'un commun accord, viennent de refuser l'ouverture d'un compte courant à une association spirituelle. Malgré les demandes, aucune n'a fourni d'explications. Se sont-elles concertées ? Ont-elles reçu des consignes similaires au même moment ? Le mouvement en question saisit la banque de France sur la base du code monétaire et financier : CODE MONETAIRE ET FINANCIER
(Partie Législative)Section 1 : Droit au compte et relations avec le client Article L312-1 (Loi nº 2001-1168 du 11 décembre 2001 art. 13 I 1º Journal Officiel du 12 décembre 2001)
La Banque de France a donc imposé à la Poste (... qui n'est pas une banque ! certaines transactions, comme les transferts de fonds à l'étranger, ne sont pas possibles à la Poste) d'ouvrir un compte pour ce mouvement. Mais les délais interminables et la promesse d'un compte aux options réduites ne viseraient-ils pas à contraindre certaines associations à cesser leurs activités ?
Tout cela est bien sûr à la frontière de l'illégalité, puisqu'il s'agit de jouer avec les mots des textes de loi pour que cette situation soit présentée comme tout à fait rationnelle.
Les listes noires et le renseignement financier
Nous nous interrogeons en particulier sur la possibilité que les banques françaises aient reçu, par le biais de listes à la disposition des banques françaises, une "consigne" de cesser toute collaboration avec le mouvement spirituel en question (Nous ne parlons pas ici d'un de ces mouvements qui font les choux gras des médias, celui-ci n'est même pas sur la liste du rapport parlementaire de 1996. Cette association souhaite garder l'anonymat).
Il existe en effet une liste confidentielle publiée par le GAFI à la disposition des banques françaises et qui recense les noms de pays, d'organisations ou de personnes pouvant être à l'origine de "malversations, de banditisme, d'argent sale, de drogue, de trafique d'armes, de prostitution, de sectes..." (et cela alors que la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) confirme l'interdiction de publier des listes de personnalités sensibles, lire sur leur site). Une cellule du renseignement financier français, TRACFIN créée en 1990, analyse les opérations bancaires (1) et, en mettant les banquiers sous pression, les conduit souvent à exclure des clients sans autre forme de procès afin de prévenir un peu hâtivement les ennuis. La direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est également très active dans la lutte contre les minorités spirituelles qu'elle soupçonne d'alimenter l'économie souterraine (leurs arguments, visant à mettre toutes les démarches à vocation spirituelle dans le même sac sont puisés dans le réservoir de lieux communs habituels).
Si une association est jugée "non grata" ou reçoit des fonds importants de l'étranger, elle risque de se trouver dans cette situation d'exclusion. Les PDG de Banques étant menacés de sanctions personnelles importantes, les exclusions injustifiées risquent d'être de plus en plus nombreuses. Le CICNS aimerait récolter les témoignages d'autres mouvements ayant subi le même sort et se prépare à alerter les pouvoirs publics sur cette question. Contact@cicns.net
Droit au compte bancaire : un droit ouvert à toute personne... extrait du site http://www.paris.fr/
Disposer d’un compte bancaire est un droit ouvert à toute personne, résidant en France, sous réserve qu’elle puisse justifier de son domicile et de son identité. C’est ce qu’on appelle le « Droit au Compte », et ce droit est inscrit dans la loi. De plus l’ouverture d’un tel compte donne accès aux services bancaires de bases dont le coût est pris en charge par la banque.
La
Fédération Bancaire Française souhaite mieux faire connaître ce droit et bénéficie
dans cette démarche du soutien actif de la Mairie de Paris. A
Paris, en dehors des banques elles-mêmes, les personnes concernées disposent
de deux sources d’information sur le sujet du droit au compte : -
le site Internet d’informations pratiques www.lesclesdelabanque.com
qui regroupe toutes les informations utiles pour mieux comprendre et utiliser la
banque et pour s’y retrouver dans les questions d’argent. - un mini-guide « Le droit au compte » édité par le Centre d’Information Bancaire. Il est disponible dans les mairies d’arrondissement.
Si
une personne dépourvue de compte bancaire ne parvient pas à en ouvrir un, la
banque qui a refusé l’ouverture lui remettra une attestation de refus
comprenant toutes les informations nécessaires pour pouvoir bénéficier du
droit au compte et notamment l’adresse de la Banque de France la plus proche.
Munie
de ce document, la personne y obtiendra la désignation d’office d’une
banque pour l’ouverture d’un compte de dépôt dans le cadre du droit au
compte.
Lorsqu’un
compte est ouvert dans le cadre du droit au compte, il donne
automatiquement accès à un ensemble de services permettant de le faire
fonctionner. Ces services sont gratuits pour le client.
Pour en savoir plus www.lesclesdelabanque.com - Site de la Fédération Bancaire Française Mini-guide "Le droit au compte" - au format pdf (97ko)
(1) depuis la loi du 12 juillet 1990, lors d’un dépôt d’origine douteuse d’un montant supérieur à 10 000 Euros, l’établissement financier est tenu de faire une « déclaration de soupçons » auprès de TRACFIN, organisme de traitement du renseignement et d’action contre les circuits financiers clandestins. TRACFIN procède alors à une analyse des mouvements bancaires et comptables pour déterminer si les flux peuvent provenir d’un blanchiment de capitaux. Lorsque des éléments présument de cette possibilité, TRACFIN porte l’affaire devant le procureur de la République. Il est probable que, depuis la lutte contre le terrorisme et les lois anti-sectes, la somme soit moins élevée. Retour au texte
Lire également, un article de fond sur la question sur http://www.tariq-al-halal.com/article201.html |
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