La fondation Ostad Elahi"Sur le chemin de la vérité, toutes les religions sont unes, la race et la couleur n'entrent pas en ligne de compte et il n'y a pas de différence entre l'homme et la femme." - Ostad Elahi Fondation Elahi c/ Delage Plaintes multiples en diffamation contre Francis Delage ND.11.03 : La fondation Elâhi et F. Améli déposent une plainte en diffamation pour l’envoi postal aux Asniérois, de quarante mille exemplaires du document intitulé «Communiqué de la mairie d’Asnières», signé «La majorité municipale», portant la mention «Mairie d’Asnières, Délégation à la communication». 10.05.05 : Tribunal correctionnel de Nanterre. F. Delage, adjoint au maire d’Asnières délégué à la communication, est condamné une première fois à 2’000 € d’amende, au versement de 3’000 € de dommages et intérêts à chacune des victimes, au paiement des frais de justice. Le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans le journal Le Parisien et dans Asnières Infos dans un délai d’un mois. Il a été fait appel de ce jugement. Voir larticle sur le site "asnierois.org" du 11 Mai 2005: FRANCIS DELAGE, adjoint au maire d'Asnières, encore deux fois condamné Lire l'article sur asnierois.org publié le 12 Mai 2005 AUDIENCE SPECIALE VILLE D'ASNIERES AU PALAIS DE JUSTICE 06.09.05 : Le Tribunal Correctionnel de Nanterre condamne également F. Delage pour «complicité» de diffamation pour le communiqué de novembre 2003 de la «majorité municipale». Comme la «majorité municipale» n’a pas d'existence juridique, c’est F. Delage qui a dû se présenter spontanément devant le juge d’instruction et qui a déclaré qu’il assumait entièrement la responsabilité de la rédaction de ce document, même s’il a reconnu que tous les membres de la majorité, au cours d’une «réunion de préparation» du dit communiqué, ont mis la main à la pâte. (B. de Beauregard). La Cour précise que ni les Renseignements généraux, ni la Miviludes, ni les associations anti-sectes ne répertorient pas la fondation comme une secte et qualifie d’outrance et d’extrapolation les accusations portées contre elle. (F. Charpier) 25.10.2006 : Audience à la 14ème chambre de la cour d'appel de Versailles exclusivement réservée aux affaires Elahi/ Ameli/ Az Metro. Commencée à 14 heure l'audience ce terminera à 20 heure 30 .«Une audience marathon de six heures à laquelle le député-maire, Manuel Aeschlimann, bien que non cité à comparaître, a tenu à assister, demandant à être entendu sur ces affaires [...]» (article Marisa Faïon Parisien du 27 Octobre 2006) Au cours de cette audience on a pu revenir en détail sur les 3 séries de tracts officiels, publiés, pour certains d'entre eux, à plus de 40 000 exemplaires et distribués sous pli affranchi , dans llesquels la population asniéroise est mise en garde sur "les activités d'une secte (la fondation Elahi) et d'une association (la ZAC Metro) qui lui sert de paravent". (sic) Au cours de cette audience Manuel Aeschlimann a demandé, par l'intermédaire de l'avocat de la ville, à pouvoir s'expliquer devant la cour. Après une interruption de séance pour analyser cette demande, la cour lui permettait de présenter sa position alors qu'il n'était cité dans la procédure ni comme témoin, ni comme prévenu. Manuel Aeschlimann justifiait l'envoi de ces tracts officiels par le fait qu'il était de son devoir de faire savoir que les adeptes de Bahram Elahi cherchaient à s'implanter sur la ville. De son coté l'avocat de la partie civile, Maître Jean-René Farthouat soulignait 3 points majeurs:
1- La Fondation Elahi, par le fait qu'elle est une fondation, ne compte
aucun adhérent. Son activité est animée par à un bureau dans lequel
des membres de l'administration sont présents.
2- Les activités de la fondation Elahi, centrées sur l'enseignement et la promotion universelle de l'éthique, sont totalement étrangères à tout sectarisme. 3- Suite à une question posée directement à Manuel Aeschlimann, celui ci a bien été obligé de reconnaitre que la fondation Elahi n'exerçait aucune activité visible sur Asnières. L'affaire à été mise en délibéré au 6 Décembre 2006. 25.10.2006 Après plusieurs renvois, la cour d'appel de Versailles rend son jugement. Les arrêts de la cour d'appel de Versailles, concernant les plaintes déposées par la fondation Elahi et F. Ameli, confirment le jugement du tribunal correctionnel de Nanterre sur le caractère diffamatoire des tracts et des communiqués distribués massivement par la mairie d'Asnières en novembre 2003. La cour relaxe malgré tout Francis Delage, qui, selon elle, n'a joué qu'un rôle minime dans la confection de ces documents. C'est donc au bénéfice du doute et en se retranchant derrière le concept « de bonne foi et de la polémique politicienne » que l'adjoint au maire d'Asnières est relaxé. les faits de diffamation sont confirmés. Au vu des arguments retenus par la cour, les plaignants n'excluent pas de se pourvoir en cassation. Source : http://juridoscope.asnierois.org/wakka.php?wiki=org034 (Lire également le résumé complet de cette affaire sur http://japarthur.typepad.com/mon_weblog/2005/12/1_rsum.html) JUSTICE: mercredi 11 mai 2005 FRANCIS DELAGE, adjoint au maire d'Asnières, encore deux fois condamné Mardi 10 mai 2005, le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné Francis Delage, adjoint au maire d'Asnières, pour diffamation publique à l'encontre de la Fondation Ostad Elahi et à l'encontre de François Améli. Il s'agit du tract de six pages, dont quarante mille exemplaires avaient été adressés aux Asniérois par voie postale, intitulé "COMMUNIQUE DE LA MAIRIE D'ASNIERES-SUR-SEINE", signé "LA MAJORITE MUNICIPALE", portant le blason de la ville et la mention "Mairie d'Asnières Délégation à la communication", qui accusait la Fondation Elahi d'être une secte dangereuse. Francis Delage, adjoint au maire d'Asnières délégué à la communication, a été condamné à 2000 euros d'amende, au versement de 3000 euros de dommages et intérêts à chacune des victimes, au paiement des frais de justice. Le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans le journal Le Parisien et dans Asnières Infos dans le délai d'un mois. Ce même tract avait déjà été jugé diffamatoire à l'encontre de l'Association des Habitants Riverains et Usagers de la Zac Métro, et Francis Delage avait précédemment été condamné à ce titre. La Miviludes place "sous observation" la fondation Ostad Elahi AFP 28 octobre 2005 - 28/10/2005 NANTERRE, 28 oct 2005 (AFP) - Jean-Pierre Roulet, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), a annoncé vendredi avoir placé "sous observation" une fondation à vocation philosophique reconnue d'utilité publique, la fondation Ostad Elahi. Confirmant des révélations du Monde daté de samedi, M. Roulet a ajouté : "La Miviludes n'avait pas porté d'attention particulière à la fondation Elahi (...) jusqu'à ce que son attention soit appelée par Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), avec qui j'ai eu plusieurs contacts, et par des articles dans les médias". Plusieurs médias ont parlé de la fondation ces derniers jours, citant notamment un rapport de septembre des Renseignements généraux (RG) parlant de la "soumission absolue des disciples à un maître", Bahram Elahi, fils du philosophe kurde iranien Ostad Elahi. Les RG évoquent aussi le "culte du secret" ou encore un "système d'autosurveillance du groupe, qui encourage la délation, dans le but de connaître la vie intime de ses disciples". Selon M. Roulet, "certains aspects nous paraissent inquiétants" et "nous essayons d'en savoir plus". Dans un communiqué, la fondation Elahi, rappelant son "statut laïc", assure M. Roulet de "sa totale coopération", et déclare avoir "toute confiance" en l'enquête de la Miviludes, qui confirmera "les activités (...) totalement transparentes, ne présentant aucun caractère de dangerosité" de la fondation. "Depuis sa création en 2000, la fondation (...) est placée sous le contrôle direct du ministère de l'Intérieur" qui "n'a jamais émis la moindre crainte ou réserve", précise le communiqué. De son côté, le maire d'Asnières a jugé "intéressant que la Miviludes ait pu évoluer sur cette question". "Elle n'avait pas tous les éléments de réflexion lorsqu'elle a évoqué sa position la semaine dernière. Entre-temps, je crois qu'elle a été éclairée sur un certain nombre de points", a-t-il commenté. La semaine dernière, le secrétaire général de la Miviludes, Gilles Bottine, avait déclaré que la fondation Elahi n'entrait "pas dans le cadre des mouvements sectaires dangereux". "Bahrâm Elâhi n'a rien d'un gourou", selon son avocat LE MONDE | 21.10.05 | 14h04 o Mis à jour le 21.10.05 | 14h04 Au siège de la fondation Ostad Elâhi, à Paris, on se défend de toute entreprise sectaire. "On n'a absolument rien à cacher , se défend Stéphane Chenderoff, porte-parole de la fondation. Il n'est pas question que l'on se laisse amalgamer. Il n'y a aucune "organisation Elâhi". Il existe uniquement une fondation qui s'inscrit dans une approche laïque. Que l'on soit traité de secte est insupportable." M. Chenderoff rappelle que la fondation, pour être reconnue d'utilité publique, a bataillé pendant sept ans : "La famille Elâhi a déboursé 750 000 euros pour qu'elle voie le jour. Nous nous inscrivons dans l'esprit de la pensée d'Ostad Elâhi. Il n'y a aucun phénomène de réseau." Le livre La Voie de la perfection n'est pas, selon le porte-parole, un ouvrage de référence. "Ce n'est pas une Bible ni le livre fondateur de la fondation, a ffirme- t-il. Ce qui nous intéresse, c'est la réflexion d'Ostad Elâhi, en tant que magistrat iranien. L'idée, ce n'est pas de conquérir l'âme du monde. On ne fait aucun prosélytisme, on veut simplement promouvoir l'éthique." La fondation publie régulièrement des livres, aux éditions L'Harmattan, en écho aux colloques qu'elle organise. "Nous menons une vraie réflexion, poursuit M. Chenderoff, il n'y a ni rite ni culte. Il n'existe pas de discours que l'on puisse imposer aux gens." La fondation dément aussi avoir un lien avec l'Association du mausolée de sainte Janie, édifié pour célébrer la mémoire de la soeur de Bahrâm Elâhi, ou avec d'autres sociétés implantées aux Etats-Unis. "On sait que le mausolée existe, mais nous n'avons aucun lien avec ce lieu, prétend le porte-parole. De même, nous n'avons pas d'opinion sur Manuel Aeschlimann, on ne souhaite pas, simplement, qu'il fasse partie de notre environnement." La DCRG, pourtant, dans sa note du 7 septembre, affirme que la fondation "constitue la branche française d'une organisation internationale, d'origine iranienne, présente, dans une douzaine de pays, dont les Etats-Unis (Nour Foundation) et la Grande-Bretagne (Unicity Foundation)". Les policiers indiquent que "ses effectifs en France demeurent inconnus". "Bahrâm Elâhi n'a rien d'un gourou, estime François Ameli, son avocat, dont la photo figure sur le site Internet de la Nour Foundation. I l s'agit simplement d'une tradition séculaire, on vient le voir comme on visite le dalaï-lama. Il y a des gens qui le vénèrent, comme ils vénéraient sa soeur. En profite-t-il ? Non. Est-ce qu'il le suscite ? Non. Il n'y a jamais eu de plaintes contre lui." Pour Gilles Bottine, secrétaire général de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), "cette structure ne paraît pas pouvoir être classée au rang des mouvements sectaires dangereux". "Nous n'avons pas eu connaissance , poursuit M. Bottine, d'arguments induits par la doctrine du mouvement, ou son mode de fonctionnement, considérés comme attentatoires à la liberté." Gérard Davet Article paru dans l'édition du 22.10.05 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-701995@51-702123,0.html A Asnières, la musique soufie n'adoucit pas le maire L'élu dénonçait une secte. Débouté par la justice, il reçoit l'appui des RG. Le soufisme et la musicologie sont-ils susceptibles de dégénérer en pratiques sectaires ? Vaste débat, dans lequel s'est engouffré le député-maire (UMP) d'Asnières (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann. Dans sa ligne de mire, la Fondation Ostad Elahi, du nom d'un ancien magistrat iranien (1895-1974), philosophe et musicien (grand maître du tanbur, le luth local), dont la famille réfugiée en France perpétue la mémoire via une association déclarée d'utilité publique en 2000. Jean-Pierre Chevènement, peu suspect de complaisances cléricale ou sectaire, était alors ministre de l'Intérieur. Quatre ans plus tard, Bernadette Chirac acceptera d'en être la présidente d'honneur. Amis-ennemis. Le président de la fondation, Bahram Elahi, fils d'Ostad et médecin de profession, réside à Asnières. Dans sa vie profane, il est très sensible aux questions d'urbanisme. Au début des années 90, Aeschlimann et Elahi faisaient cause commune contre les projets immobiliers du maire de l'époque. "Il s'est servi de lui et de ses associations de quartier pour prendre le pouvoir à Asnières, affirme Me Farthouat, avocat de Bahram Elahi. Une fois élu maire, M. Aeschlimann a repris les projets immobiliers à son compte et n'avait plus besoin de M. Elahi." L'entourage de l'actuel maire d'Asnières résume autrement l'affaire : "De vraies-fausses associations de quartier ont été créées par des membres de la Fondation Elahi, afin de protéger la rue ou ils habitent et plus précisément le pavillon de Bahram Elahi." En 2003, la guerre est déclarée : un tract du maire, tiré à 40 000 exemplaires, dénonce une "infiltration par les membres d'une organisation spiritualiste, ésotérique et cultuelle", menant une "campagne de déstabilisation sous paravent associatif", menaçant "l'intégrité morale des Asnierois et de leurs enfants". Le mot secte n'est pas prononcé, mais c'est tout comme. En retour, les adversaires du maire dénoncent sa vigilance à géométrie variable : dans le même temps Aeschlimann accordait un permis de construire aux Témoins de Jéhovah. L'affaire a connu un point d'orgue en septembre lorsque l'adjoint au maire chargé de la communication, rédacteur du tract, a été condamné pour diffamation au motif que "les polémiques locales à propos de l'urbanisme ne justifient aucunement l'attaque outrancière organisée par la mairie d'Asnières". A l'audience, la Fondation Elahi avait produit de nombreux témoignages de bonne moralité. Philippe Bruguière, conservateur de la Cité de la musique : "Oui, pour reprendre l'expression de ses détracteurs, la musique d'Ostad Elahi est empreinte de pouvoir émotionnel. Mais il est injurieux de réduire cette qualité intrinsèque de l'art musical à une manipulation psychologique." Jean-Michel Belorgey, ancien député PS, membre du Conseil d'Etat : "Je comprends que Manuel Aeschlimann éprouve quelques difficultés à se glisser dans la pensée d'Ostad Elahi. Il serait impudent, du seul fait de la référence aux formes singulières de relation de maître à disciple qui ont cours en Orient, de conclure à une nature sectaire." Le tribunal enfonçait le clou en rappelant qu'il "n'est pas rapporté que les Renseignements généraux (RG) et la mission en charge des menées sectaires (Miviludes) aient répertorié la fondation" comme une authentique secte. Messie. Dès le lendemain du jugement, avec une réactivité qui force l'admiration, les RG rédigeaient une note mettant en cause "la soumission absolue des disciples à un maître se considérant comme une sorte de messie". En contradiction totale avec le tribunal de Nanterre, ils donnaient crédit aux "tentatives d'infiltration" de la mairie d'Asnières (le Monde du 22 octobre). Manuel Aeschlimann étant un proche de Nicolas Sarkozy, tutelle des RG au ministère de l'Intérieur, on pourrait y voir un coup de pouce franchement téléphoné. Après bien des atermoiements, la Miviludes (qui dépend de Matignon), embrayait fin octobre en annonçant la "mise sous surveillance" de la Fondation Elahi. Plus récemment, Bernadette Chirac a fait savoir que son titre de présidente honoraire était tout ce qu'il y a de plus honorifique, n'ayant jamais participé à la moindre réunion de la fondation. Dans la foulée, le PS d'Asnières dénonçait une "machination politique de l'UMP". Saisie en appel, la cour de Versailles a reporté sa décision, les deux parties s'écharpant sur la prise en compte, ou pas, du rapport des RG dont nul n'a obtenu copie, en dehors d'extraits publiés dans la presse. Il ferait état d'une nébuleuse internationale usant de prête-noms. Aeschlimann plastronne : "Je ne suis pas l'affreux du village qui veut se farcir une association locale. Le problème dépasse aujourd'hui Asnières." Jugement en janvier. http://www.liberation.fr/page.php?Article=347645 La Fondation Elahi en butte au maire d'Asnières Asnières : l'hôtel de ville et son gourou de Jérôme Pierrat La Fondation Elahi est au cœur d'innombrables rumeurs à Asnières (92). Pendant ce temps, les Témoins de Jéhovah y ont installé l'une de leurs plus grandes salles du Royaume. Agressions, tracts anonymes, plaintes en cascade… Une odeur de sérieB plane sur la ville d'Asnières-sur-Seine. Depuis l'automne, une affaire secoue la commune. Tout commence le 3 novembre dernier. Lorsque le député-maire UMP Manuel Aeschlimann retire la délégation à la culture de son huitième adjoint. Le motif? Olivier Chazoule aurait cautionné les agissements d'une organisation spirituelle, la Fondation Elahi, présentée par le maire comme une secte. Mieux, il aurait mis son bureau à disposition du présumé "gourou" Barham Elahi et favorisé l'infiltration des services municipaux par le mouvement. Chazoule refusant de démissionner, le maire convoque un conseil municipal extraordinaire le 6janvier. But de la manœuvre? Une démission collective du maire et de ses adjoints suivie d'une réélection des mêmes, à l'exclusion de l'intrus. L'opposition monte alors au créneau. "Ce n'est pas notre rôle d'arbitrer les querelles de la majorité municipale, mais nous sommes choqués par ce "49-3 municipal" destiné à se séparer d'un adjoint. Surtout, nous ne connaissons que trop bien cette méthode, habituelle dans la vie politique asniéroise", commente Dominique Riera, président du groupe Ps-Verts au conseil municipal. Sur fond de casseroles judiciaires (le maire est mis en examen pour des tracts anonymes distribués en mars 2001 diffamant des élus de la ville), l'histoire de la Fondation Elahi est un serpent de mer qui a servi à dénigrer tous les gêneurs. A commencer par Manuel Aeschlimann lui-même, à l'époque où, jeune loup de 25ans, il était opposant au maire de l'époque. C'était au début des années90, la mairie avait lancé 12Zac, rien que ça, dont l'une dans un quartier de friches industrielles, poétiquement nommé le "quartier du Métro". Les habitants, victimes de l'activisme constructeur de la mairie, se regroupent alors dans une association, Logos. Parmi les habitants frondeurs, Barham Elahi, dont la grande maison est dans le quartier, et Olivier Chazoule, qui habite également là. Le jeune Manuel Aeschlimann se rapproche alors d'Olivier Chazoule, pour s'opposer au maire. Et les deux se retrouvent accusés -déjà !- de servir de paravent à une "secte"… la Fondation Elahi. A l'époque, ni le livre de Barham Elahi, "la Voie de la perfection", ni ses activités spirituelles ne gênaient le futur maire. D'où la surprise d'Olivier Chazoule de se retrouver épinglé dans un tract du 13novembre dernier par son ancien ami, aux côtés des "fervents de Dieu qui se réunissent autour d'un guide dans le quartier du Métro". Le tract les accuse de se dissimuler derrière l'Association des habitants et riverains des quartiers Métro, Philosophes et Voltaire. L'arrosé se fait arroseur. La Fondation Elahi n'a pourtant rien du Mandarom du défunt Gilbert Bourdin. Non seulement elle ne répond pas aux critères de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) qui définissent les dérives sectaires, mais elle a reçu le label "association d'utilité publique" par décret du 27janvier 2000. Une procédure exigeante selon son avocat, Maître François Améli: "La demande a été instruite de 1994 à 2000 avec avis successifs des ministères de l'Education nationale, des Affaires étrangères et de la Culture." Et de préciser: "Quant au fait qu'Olivier Chazoule ait été en contact avec la fondation, ce n'est pas un secret puisqu'il était alors avocat et que nous étions associés." Un second tract, cette fois signé "d'anciens adeptes qui ont choisi de ne plus se taire", dénonce les agissements de cette "secte" dans des termes étrangement similaires, et indique l'adresse personnelle de son guide. "La fondation a porté plainte contre X pour diffamation", précise l'avocat. (...) Article du Nouvel Obs de Paris, qui n'est plus actuellement disponible en ligne. Mayetic ferme boutique Le spécialiste français du travail collaboratif a été placé en liquidation judiciaire. La société se dit victime d'une campagne de diffamation. Guillaume Deleurence , 01net., le 16/01/2006 à 18h52 Le 13 décembre dernier, le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de Mayetic. Cette société, fondée en 1996, était l'une des rares en France à oeuvrer dans le domaine du travail collaboratif , face à des ténors comme IBM ou Microsoft. Elle était notamment connue pour ses solutions d'entreprise et son portail gratuit, Mayeticvillage.net. Les vingt-trois salariés, qui, tous, présentaient la particularité de télétravailler, ont été licenciés. Un liquidateur s'emploie, aujourd'hui, à revendre les actifs de l'entreprise. Pour le fondateur et président de Mayetic, Bruno de Beauregard, cette disparition serait entièrement imputable à de sombres conflits politiques dans la ville d'Asnières (Hauts-de-Seine). A ses yeux, l'entreprise serait en fait la victime d'une campagne de diffamation, orchestrée par le député-maire d'Asnières, Manuel Aeschliemann. Le premier édile de la ville aurait attaqué Mayetic pour s'en prendre à son président. Bruno de Beauregard se trouve, en effet, à la tête d'une association de quartier, avec laquelle le maire est en conflit. Impossibilité de se financer Manuel Aeschlimann - injoignable ce jour - aurait, pour tenter de résumer une affaire très alambiquée, fait de Mayetic le paravent d'une pseudo-secte, l'organisation Ostad Elâhi*, dont le président réside lui-aussi à Asnières. Pour Bruno de Beauregard, des reportages diffusés sur France 3 (un de ses clients), Canal+, et un article paru dans Le Monde notamment, ont alors mis l'entreprise en difficulté, au moment où elle cherchait des financements pour maintenir son activité. " La Caisse des dépôts et consignations, notre actionnaire à hauteur de 35 %, n'a plus donné aucun signe de vie à partir de la parution de l'article du Monde. Ils ne répondent même pas au liquidateur. Quant à France Télécom, avec qui nous devions signer un partenariat de distribution en marque blanche, via Equant, il n'a plus donné aucune suite. " La Caisse des dépôts - qui n'a pas pu répondre à nos questions - a investi 4,3 millions d'euros dans Mayetic. Devant l'impossibilité d'attirer de nouveaux investisseurs, " qui sont déjà frileux d'habitude ", selon Bruno de Beauregard, l'entreprise a alors dû baisser le rideau. Pour le moment, le site Mayeticvillage.com fonctionne encore, mais devrait disparaître en février. La justice, saisie par le fondateur de Mayetic, devra établir les responsabilités exactes dans cette affaire. * Selon l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), qui traque les sectes, cette organisation Ostad Elâhi, par ailleurs reconnue d'utilité publique, ne fait pas aujourd'hui l'objet de témoignages négatifs particuliers. Le président de Mayetic réfute qu'il s'agisse d'une secte, et ne reconnaît que des relations privées avec son président. 16 février 2006 Au sujet des Elahi... Je pense que l'on n'a pas suffisamment évoqué l'un des éléments centraux de cette histoire : les Elahi. Il ne faut pas oublier qu'ils font partie des premières victimes collatérales de la bataille entre l'association de Bruno de Beauregard et la mairie d'Asnières. Finalement, l'ensemble des attaques lancées par cette mairie ne reposent que sur la suspicion de secte à l'encontre de personnes morales ou physiques portant le nom de "Elahi". Commençons donc par nous poser la question qui s'impose : qu'est-ce qu'une secte ? (Cf. prevensecte, MIVILUDES) Selon l'ADFI: Un groupe dans lequel on pratique une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique, destruction de la personne et de la famille, voire de la société. D'après Roger Ikor: Un mot à peu près impossible à définir avec exactitude. D'une façon générale, c'est un groupe totalitaire dans lequel le fondateur est celui qui sait tout, sans autre preuve que sa parole. Ses dirigeants jouissent de la vie et les adeptes travaillent, exploités comme des esclaves au mépris de toute législation sociale, quand ce n'est pas dans la misère psychologique. Conséquences: familles brisées ou dépouillées, jeunes vies ruinées, suicides parfois atroces, délabrement psychique… Le message généralement proposé dénonce les valeurs fondamentales de la civilisation moderne: esprit critique, tolérance, respect de la personne humaine, liberté démocratique, croyance en la volonté individuelle, l'initiative, l'action, le progrès. Selon la Commission parlementaire française d'enquête sur les sectes: Groupe visant par des manœuvres de déstabilisation psychologique à obtenir de leurs adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l'esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civiques, éducatives), et entraînant des dangers pour les libertés individuelles, la santé, l'éducation, les institutions démocratiques. D'après Max Bouderlique Un groupe totalitaire, qui se sépare de la société, et s'y oppose. Elle est fondée sur des croyances définies une fois pour toutes comme des certitudes rigoureusement intangibles. Elle vit aussi sur un sentiment de persécution. Son enseignement contient toutes les vérités. Les mettre en doute est considéré comme une attaque contre le groupe et le gourou. Bien. Maintenant, allons voir du coté des Elahi : On trouve une fondation reconnue d'utilité publique et basée à Paris (pas à Asnières) portant le nom d'un magistrat, musicien et philosophe mystique iranien, Ostad Elahi (1895-1974). On trouve aussi la sœur d'Ostad Elahi, Malek Jan Nemati (1906-1993) considérée comme une sainte dans son pays et en hommage de qui un mémorial a été érigé en France dans le Perche. Enfin, il y a également Bahram Elahi, fils d'Ostad Elahi, qui publie des ouvrages traitant de la pensée de son père, chez des éditeurs tout-à-fait honorables comme Albin Michel ou Dervy. J'ai moi-même eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises des membres de la famille Elahi, et je n'ai jamais remarqué chez eux de comportement anormal ou qui puisse d'une quelconque façon se rapporter aux critères "sectaires" cités ci-dessus. Les échos que j'ai pu avoir de personnes les connaissant à des degrés divers sont même plutôt élogieux quant à leur intégrité morale ou professionnelle et je n'ai jamais entendu personne s'adresser à eux en employant le mot de "Maître" ou autres choses de ce genre. Il est d'ailleurs très intéressant de noter que toutes les accusations portées par la mairie d'Asnières à l'encontre des Elahi sont fondées sur des amalgames flous destinés à faire naître une suspicion sans jamais préciser ce qui leur est reproché exactement. La stratégie de base est de marteler constamment des expressions telles que "organisation Elahi" ou "Maître Elahi" et en leur associant des qualificatifs tels que "mystico-religieuse" pour diffuser un parfum de secte sans jamais prononcer le mot de "secte" (et cela apparemment depuis qu'ils se sont fait condamner en justice). Il en est de même des sujets à caractère "spirituel" censés être abordés par les ouvrages d'Ostad Elahi ou de Bahram Elahi : quand bien même ils parleraient de Dieu, d'au-delà, d'anges, d'âmes ou je ne sais quoi encore, je ne vois pas bien ce qu'on pourrait leur reprocher ? Jusqu'à nouvel ordre, que je sache, on est encore libre dans ce pays d'évoquer des croyances ou des visions du monde, finalement assez classiques, sans se faire taxer de sectarisme ! D'après les définitions et ce que l'on constate dans tous les reportages parlant de ces problèmes, une "dérive sectaire" n'est pas un problème de croyances mais de faits de manipulation mentale, d'escroquerie ou d'autres abus fondés sur l'exploitation des croyances des gens : toutes les définitions (cf. ci-dessus) produites par les experts du domaine en témoignent. En tout cas, puisqu'à malgré moi je me suis retrouvé impliqué dans cette affaire, je mène mes propres petites recherches sur le caractère soi-disant "vérifiable" des "informations" diffusées par la mairie d'Asnières et je me suis penché sur cet aspect des choses. Par exemple, la mairie d'Asnières joint à son dernier communiqué sur la blogosphère une liste d'"extraits" censés provenir de l'ouvrage La Voie de la Perfection écrit par Bahram Elahi. D'abord on remarque qu'ils ne fournissent aucune référence précise en indiquant par exemple des numéros de page : cette manière de présenter les choses décourage déjà toute envie de vérification puisqu'elle devient pénible. Déjà cela m'a paru suspect, et j'ai tenté de retrouver ces extraits dans l'ouvrage en question : toutes mes tentatives se sont soldées par un échec ! Étant donné l'ampleur de la tâche, je ne peux pas garantir à 100% qu'aucun des extraits ne s'y retrouve, mais je suis très étonné de voir que je n'en ai pas encore retrouvé un seul ! Je m'adresse donc à l'auteur des "extraits" en question : pourriez-vous nous transmettre les pages exactes d'où vous prétendez avoir extrait ces passages ? Vous rendriez ainsi un fier service à cette "information objective" à laquelle vous tenez tant. Si d'autres ont eu le temps et le courage de procéder à ces vérifications, ce serait bien que nous cummulions nos recherches dans ce billet. En ce qui concerne le PDF diffusé par la mairie qui parle de "Maître Elahi", le commentaire à droite de la photo est surprenant, je cite : "Maître Elahi", dont on apprend sur le site que lui consacre sa fondation qu'il est mort et ressuscité à l'âge 11 ans (…)". D'abord, puisque l'information est censée avoir été extraite de sites Web, les auteurs auraient pu fournir un lien direct vers la source de leur information. Mais ils ne l'ont pas fait. Serait-ce parce que l'info est inventée ? Ou qu'ils préfèrent la réécrire à leur sauce pour forcer sur le "parfum de secte" ? Voici le résultat de ma recherche : sur le site de la Fondation Ostad Elahi, je n'en ai trouvé aucune trace. Sur le site consacré à Ostad Elahi lui-même, on peut lire, dans la page consacrée à la chronologie de sa vie, qu'en 1906, "Alors que Nour Ali vient de rejoindre son père en pèlerinage au mausolée de Soltan, il est pris d'un mal de gorge qui s'aggrave inexplicablement au point qu'après trois jours, il rend l'âme. Pendant qu'on est allé chercher un linceul, il revient à la vie. Il dira plus tard qu'il a vécu cette expérience comme un véritable changement d'âme et qu'à partir de ce moment, tout a été différent pour lui." Exprimée dans sa formulation originale, cette information décrit en fait une expérience de NDE (Near Death Experience, ou " Expérience de mort imminente " en français), phénomène dont l'existence n'est plus contestée aujourd'hui (je ne parle pas de l'interprétation ou de l'explication du phénomène) et sur laquelle il existe une littérature scientifique et médicale importante. Donc, en ne fournissant pas de référence précise, la mairie d'Asnières se donne la possibilité de réécrire les choses à sa manière, en utilisant par exemple le terme de " ressuscité " qui a la charge religieuse que l'on sait, afin de suggérer l'existence d'une croyance "messianique". La fabrication est également reprise dans le communiqué en page 2, paragraphe 2. Les quelques recherches dont je viens de vous faire part indiquent l'existence d'une volonté de fabriquer des informations fausses ou tronquées afin de servir une cause qui, pour l'instant, m'échappe totalement (quel intérêt la mairie d'Asnières a-t-elle à dépenser tant d'énergie à ces diffamations ? Difficile de croire que c'est juste pour contrer une association de quartier qui la dérange). La vérification des "informations vérifiables" fournies dans les documents de la mairie d'Asnières étant rendue volontairement difficile voire impossible par l'absence totale de références précises, j'en conclus qu'il doit y avoir encore à boire et à manger pour qui aurait le courage de procéder à des recherches point par point. J'invite donc les bloggeurs se sentant une fibre investigatrice (et certains s'y sont déjà lancés) de mener leurs propres recherches en prenant comme base les documents diffusés par M. Caillet. Je continue moi-même les miennes et je vous ferai part de toute nouvelle info. Je suis certain que ça nous fera au moins rigoler un peu. 21:12 dans Mayetic | Lien permanent Source : http://membrado.blogs.com/thoughts/2006/02/au_sujet_des_el.html La justice reporte l'examen du litige entre la mairie et la fondation Elahi Libération, 1er avril 2006 par Renaud Lecadre [Texte intégral] Alors, secte ou pas secte ? Saisie du cas de la fondation Ostad Elahi, du nom d'un ancien magistrat iranien (1895-1974), philosophe et musicien (grand maître du tanbur, le luth local), la justice française a du mal à trancher. La cour d'appel de Versailles vient de reporter, pour la seconde fois, l'examen du litige, en se réservant sept mois de réflexion supplémentaire. L'affaire oppose la fondation d'inspiration soufie, déclarée d'utilité publique sous Jean-Pierre Chevènement et un temps vice-présidée par Bernadette Chirac au maire UMP d'Asnières (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann, proche conseiller de Nicolas Sarkozy. En 2003, la mairie distribuait un tract à 40 000 exemplaires dénonçant une "infiltration par les membres d'une organisation spiritualiste, ésotérique et cultuelle", menaçant "l'intégrité morale des Asniérois et de leurs enfants". Le mot secte n'est pas prononcé, mais c'est tout comme. La fondation a surtout le don d'agacer prodigieusement Aeschlimann en s'opposant à ses projets de rénovation urbaine : plusieurs associations de défense de riverains sont domiciliées au pavillon asniérois de Bahram Elahi, le fils d'Ostad, que la mairie accuse de mobiliser les habitants afin de "protéger" son propre pavillon. En septembre, l'adjoint à la communication d'Aeschlimann était condamné en diffamation, au motif que "les polémiques locales à propos de l'urbanisme ne justifient aucunement l'attaque outrancière organisée par la mairie d'Asnières". Fin de la première manche. Renfort. Dès le lendemain du jugement, les renseignements généraux pondaient une note mettant en cause la fondation Ostad Elahi. Coup de pouce de Sarko à son copain Aeschlimann ? Puis la Miviludes (mission antisecte qui dépend de Matignon) se réveillait à son tour en annonçant sa mise "sous surveillance". Le prompt et tout récent renfort de la mission et du ministère de l'Intérieur a convaincu la cour d'appel de rouvrir les débats en réclamant la déclassification des notes des RG et en "invitant" la mission antisecte à lui "fournir toutes conclusions et observations". Que disent les blancs des RG, dont Manuel Aeschlimann assure le service après-vente en distribuant les photocopies ? Une première note de six pages souligne que "l'installation dans les Hauts-de-Seine de ces "fervents de Dieu" a rapidement suscité des rumeurs : il y aurait détournement de la mystique soufiste à l'instigation de l'actuel "maître", Bahram Elahi, qui imposerait un fonctionnement totalitaire de son organisation, se conférant le statut de Dieu omniscient". Une autre note raconte que, lors de l'édification par des bénévoles d'un mausolée dans le Loir-et-Cher, "l'organisation se souciait peu de la législation du travail". Cela méritait bien l'estampille "confidentiel défense"... Le point de friction le plus cher au maire d'Asnières, repris à leur compte par les RG, concerne ce "mouvement qui s'érige en contre-pouvoir municipal, s'accompagnant de pressions et d'intimidations sur les élus". Pourtant, quand il était dans l'opposition municipale, Manuel Aeschlimann s'était appuyé sur "l'organisation Elahi" pour contester l'ancien maire. Une fois élu, il avait même bombardé l'un de ses responsables au poste d'adjoint, avant de lui retirer sa délégation l'an dernier. Quant aux pressions, son directeur de cabinet, Francis Pourbagher, a porté plainte parce qu'un responsable associatif aurait un jour tenté de lui foncer dessus au volant de sa voiture. Le bras droit du maire vient d'être renvoyé en correctionnel pour dénonciation calomnieuse. L'atmosphère est franchement empoisonnée à Asnières. Les deux camps ne cessent de se dénigrer. Pour Me Olivier Maurice, avocat d'un ancien membre de la fondation, spécialiste des sectes et notamment de la scientologie, ce mode de harcèlement textuel est typique d'un "comportement que l'on retrouve dans certaines organisations à caractère sectaire". Mais il semble bien partagé à Asnières. Danger. L'une des victimes collatérales de ces règlements de comptes est Mayetic, une start-up spécialisée dans l'espace collaboratif (Intranet sur Internet) dont la Caisse des dépôts possède un tiers du capital. Elle est dirigée par deux responsables associatifs de la fondation Elahi, et a donc eu droit à sa note RG insistant sur le fait qu'elle équipe l'Otan, les directions générales de la gendarmerie nationale et de l'aviation civile. Danger ! Risque d'infiltration ! "Tous nos clients et actionnaires potentiels ont pris peur, la société a été liquidée en un mois et demi, résume son fondateur, Bruno de Beauregard. Il est inadmissible qu'on puisse ainsi flinguer une boîte en plein essor." La mairie a dû se fendre d'un énième communiqué l'imprimerie, voilà au moins un secteur qui marche bien à Asnières pour rejeter toute responsabilité dans le torpillage de la start-up. L'affaire Aeschlimann-Elahi se double d'un "Irasnières Gate", selon la terminologie locale. Les Iraniens sont partout ! Au sein de la famille Elahi, donc, originaire d'un village kurde à 80 km au nord de Téhéran ; à la mairie, en la personne de Francis Pourbagher, récemment interviewé par la télé iranienne en compagnie de sa femme française, recouverte pour l'occasion d'un voile. Les deux camps protestent de leur républicanisme antimollahs : "Les Elahi ont quitté l'Iran en 1993, treize ans après la révolution islamique, se justifie Pourbagher. Moi, je suis parti en 1979." Aeschlimann peut être satisfait : "Je ne suis plus l'affreux du village, le problème dépasse largement le cas d'Asnières." De fait, on ne s'est jamais autant intéressé à sa bonne ville de banlieue ouest, en plein fief sarkozyste. Western municipal dans le 92 Marianne 1-7 juillet 2006 [Extraits] Le 5 novembre 2003, un tract anonyme intitulé " Danger secte " est distribué dans les boites aux lettres de la ville et sur les pare-brise. Il prétend que l'Ahru ZAC Métro est manipulée par la Fondation Ostad Elahi, pourtant reconnue d'utilité publique en 2000 et destinée à honorer ce philosophe spiritualiste iranien dont l'œuvre est centrée sur la notion d'éthique. Il se clôt par la dénonciation nominale de 17 personnes, dont un membre de l'équipe municipale. Olivier Chazoule, et un avocat membre du conseil économique et social de la ville, François Ameli. Huit jours plus tard, le 13 novembre 2003, la municipalité reprend à son compte ces accusations dans une lettre diffusée à 40 000 habitants et annonce que le conseil municipal a retiré sa délégation à Olivier Chazoule, maire adjoint responsable de la culture.. Conséquence : quatre plaintes pour diffamation déposées par François Ameli, l'Ahru ZAC Métro et la Fondation Elahi. Le 6 septembre 2005, la dernière de ces procédures aboutit, pour la quatrième fois, à la condamnation de l'équipe Aeschlimann, via celle de l'adjoint au maire Francis Delage, la " plume " de la majorité muncipale. Le 7 septembre, au lendemain de ce jugement qui met l'équipe Aeschlimann en difficulté, apparaît une note publiée sous l'en-tête " DCRG " (Direction centrale des renseignements généraux). Un document hallucinant qui reprend la totalité des accusations proférées par la mairie. Pour cette dernière, en effet, les associations qui s'opposent aux projets immobiliers de la ville seraient sous l'influence de la Fondation Elahi, d' " inspiration soufis '? La note des RG signale même que les membres de la supposée secte multiplient " les acquisitions d'immeubles " dans la ville. En réalité, la formule désigne principalement le pavillon de Bahram Elah' (le fi ls d'Ostad) et son épouse, ainsi que celui de Marc Piévic, le délégué général de la fondation. Le philosophe Elahi est, certes, spiritualiste, même si la fondation se revendique laïque. Certains de ses écrits peuvent apparaître obscurantistes. Mais ladite fondation, dirigée par le fils du philosophe, Bahram Elahi, n'est guère assimilable à une secte. C'est d'ailleurs, en substance, l'avis d'expert que s'apprêtent à remettre au président de la cour d'appel de Versailles les spécialistes de la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Par ailleurs, les documents de la DST et des RG sont troublants à plus d'un titre. 1 - Le contenu des deux notes des RG est totalement à charge; elles comportent des informations fausses aisément vérifiables ; elles ne font à aucun moment état du conflit qui oppose l'équipe Aeschlimann à certains conseillers municipaux d'Asnières et aux associations d'habitants. 2 - La date de publication de la première note intrigue ; le 7 septembre 2005, soit au lendemain du jugement hostile à la municipalité, comme s'il s'agissait de " fabriquer " un document susceptible de déclencher une contre-offensive médiatique pour annuler l'effet délétère de la décision judiciaire pour l'équipe municipale. Qui est l'auteur des trois documents ? Le journaliste Frédéric Charpier, auteur d'un livre-enquête qui comporte quatre chapitres sur Asnières*, n'a pas trouvé la moindre référence à la société Mayetic dans le document de la DST qu'il s'est procuré. Quant aux notes des RG, certains membres de la hiérarchie policière doutent de leur authenticité. Quoiqu'il en soit, l'auteur de la note ne semble pas être un policier implanté localement. Ce que Manuel Aeschlimann confirme d'ailleurs puisqu'il reconnaît que les RG locaux ne partagent pas cette vision et que ce sont ceux du Loir-et-Cher, où a été érigé un monument à la mémoire de la sœur d'Ostad Hahi, qui auraient lancé l'enquête sur la " dérive sectaire de la Fondation Elahi " aboutissant aux notes des RG. Le maire d'Asnières voyait des sectes partout Le sarkozyste Manuel Aeschlimann a harcelé la fondation Elahi. A tort. Par Renaud LECADRE QUOTIDIEN : Jeudi 5 octobre 2006 - 06:00 Manuel Aeschlimann, maillon faible de Nicolas Sarkozy ? Maire d'Asnières (Hauts-de-Seine), conseiller pour "l'opinion publique" du président de l'UMP, il s'est lancé depuis quatre ans dans une croisade contre des associations locales de riverains, opposées à ses projets urbains, qu'il accuse de dérives sectaires. Aeschlimann avait obtenu le renfort des RG et de la DST, deux services sous la tutelle de son ami Sarkozy. Utilisation à des fins partisanes des moyens du ministère de l'Intérieur ? Les RG avaient ainsi mis en cause le "fonctionnement totalitaire" de la Fondation Ostad Elahi, du nom d'un ancien magistrat iranien (1895-1974), philosophe et musicien (grand maître du tanbur, le luth persan), qualifié de "gourou" ou de "Dieu omniscient", dont les membres, très impliqués dans l'opposition asnièroise à Manuel Aeschlimann, s'érigeraient en "contre-pouvoir municipal" par "infiltration". Pour parfaire le tableau, ne manquait plus que l'avis de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), sous tutelle de Matignon. Elle dépend moins de Villepin que les RG ne dépendent de Sarkozy, son opinion plus éclairée a été rendue publique mardi : la Fondation Ostad Elahi n'est pas une secte, mais, sur fond de "communautarisme exacerbé" entre émigrés iraniens, une "nébuleuse" dont les "dérapages ressemblent à des pratiques sectaires." (...) La Cour de Versailles, saisie en appel, a obtenu la déclassification de l'une de ces notes, puis "invité" la MIVILUDES à rendre un avis, reportant l'examen de l'affaire pendant neuf mois. La Cour va enfin pouvoir statuer le 28 octobre prochain. "Je n'ai pas cherché à faire plaisir ou de la peine à personne, nuance Jean-Michel Roulet, président de la MIVILUDES : mais si on peut éclairer la justice et les médias" ... "Ses observations sont accablantes et dépassent de très loin le conflit local", se félicite au contraire Me Olivier Schnerb, avocat de la mairie d'Asnières. Or, la MIVILUDES n'a rien à reprocher au fonctionnement interne de la Fondation Ostad Elahi. (...) Me François Ameli, avocat de la Fondation Elahi (...) a "du mal à comprendre : si on se défend, on est une secte ; si on laisse dire les RG, on est une secte". La MIVILUDES retient à charge "l'environnement judiciaire particulièrement complexe et chargé" de la "nébuleuse" Elahi. De fait, le harcèlement procédural est une forme particulièrement prisée des sectes. Mais dans les Hauts-de-Seine, le champion est incontestablement la mairie d'Asnières, qui passe sa vie à porter plainte contre ses opposants en tous genres. En juin, Francis Pourbagher, directeur de cabinet de Aeschlimann a été condamné à six mois de prison avec sursis pour dénonciation calomnieuse il avait accusé à tort un membre de la Fondation Elahi de lui avoir foncé dessus en voiture. Le tribunal de Nanterre, qui n'en peut plus des affaires asniéroises, dénonçait alors une "instrumentalisation de l'autorité judiciaire". http://www.liberation.fr/actualite/societe/208658.FR.php "Comme il n'y a pas de sanction, ni pour les journalistes qui racontent n'importe quoi, ni pour ceux qui sont à l'origine d'une diffamation, eh bien qu'est-ce qu'ils font ? Ils continuent ! Si je contacte la presse en ce moment, c'est pour alerter les gens, leur dire : "Regardez ce qu'un homme politique peut faire aujourd'hui." Et si les Français n'ont pas tous une mentalité d'esclaves, ils ne doivent pas accepter ça. Le problème, le vrai problème, c'est : de quel droit un député maire peut faire une fausse note des RG et faire des articles diffamatoires sur cette fausse base dans des grands médias ? C'est ça, le point clé." Voir également le site de la fondation Elahi (en Français) http://www.fondationostadelahi.fr et celui de la fondation Nour (en Anglais) http://www.nourfoundation.com/acrosstheglobe.htm 'La Fondation Elahi est véritablement unique en ce qu'elle est la première fondation de ce type à être officiellement reconnue et soutenue par le Gouvernement français, marquant ainsi un premier pas décisif vers la reconnaissance de la dimension transcendante universelle des êtres humains." Voir également ce site (en Anglais) pour un résumé des conférences de Bahram Elahi dans différentes universités du monde. Pour une information détaillée , voir également : http://japarthur.typepad.com/mon_weblog/2006/02/56_chronologie_.html |
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JUSTICE: Le maire adjoint relaxé dans l'affaire des tracts « diffamatoires »
Un article signé Marisa Faion, paru dans Le Parisien du 8 mars 2007
LA COUR D'APPEL de Versailles (78) vient de rendre un jugement dans trois affaires conjointes de diffamation contre la ville d'Asnières et dont les faits remontent à 2003. Les responsables de la Fondation Elahi et ceux de l'Association de la ZAC Métro avaient porté plainte contre des tracts et communiqués distribués dans les boîtes aux lettres et sur les marchés qui mettaient en cause l'adjoint en charge de la communication d'Asnières, Francis Delage. L'affaire, qui avait été jugée en première instance en 2005, vient donc de trouver un nouvel épilogue.
Les arrêts de la cour d'appel de Versailles confirment en effet le jugement du tribunal correctionnel de Nanterre sur le caractère diffamatoire des tracts et communiqués distribués par la mairie d'Asnières à la liste électorale de la ville en novembre 2003. Mais la cour a malgré tout relaxé Francis Delage, qui, selon elle, n'avait joué qu'un rôle minime dans la confection de ces documents. C'est donc au bénéfice du doute et en se retranchant derrière le concept « de bonne foi et de la polémique politicienne » , que la cour a tranché, selon l'avocat de la Fondation Elahi, M e François Ameli, qui ajoute : « Cela peut surprendre puisque la Fondation Elahi n'a ni activité politique ni activité à Asnières, ce qui a été reconnu par M. Aeschlimann lors de l'audience. » Avec ce nouveau jugement, la ville respire et exprime sa pleine satisfaction « devant ces décisions de justice qui reconnaissent la bonne foi de Francis Delage. » Une bonne foi qui n'a pas convaincu puisque c'est sur ce point que les plaignants risquent de se pourvoir en cassation.
M.F.
Sur le blog de Bruno de Beauregard, Président de l'association ZAC Métro
"L'association va en cassation. On ne lâche pas. On ira même s'il le faut jusqu'à la Cour Européenne de Justice, qui elle juge avec un professionnalisme anglo-saxon et une indépendance vis à vis du politique qui ne sont en rien comparables avec les amateurismes et autres arrangements à la française.
Pour rappel, la justice française est en permanence épinglée pas la Cour Européenne.
Quant aux curieux de nature qui voudraient voir de leur propres yeux comment une république peut « foutre le camp » pour de bon, ils leur suffit de venir à Asnières, sous l'ère de Manuel Aeschlimann.
Le décor y est complet, il ne manque rien. Nombre d'institutions sensées veiller au grain sont en fait complices, par peur ou intérêt. Et nombre de citoyens ne bougent pas une oreille, habitués qu'ils sont à sous-traiter leur avenir politique à qui leur ment le mieux.