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Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS) Immunité de la MIVILUDES : disposition contestable selon les sénateurs
Montpezat de Quercy -
31/12/2011 -08h30 (CICNS)
En octobre 2011, le CICNS découvrait l’existence d’un amendement dissimulé au milieu d’une loi dite « de simplification du droit et pour l’allègement des démarches administratives » (n° 33, 2011-2012), dont un article veut donner une immunité aux membres de la MIVILUDES (autrement dit, la possibilité de dire n’importe quoi, comme c’est déjà le cas la plupart du temps, sans pouvoir être condamnés pour cela). Le projet de loi ayant été voté à l’Assemblée Nationale,
il a été soumis en
première
lecture à la Commission des lois du Sénat, qui a rendu son
rapport le mercredi 21
décembre 2011. Le constat des sénateurs est intéressant : Il est
relevé « des dispositions souvent contestables » comme « le recul
proposé en matière de responsabilité sociale et environnementale des
entreprises » (ce qui est le cas pour l’article 94a (le dernier,
en bout de texte) concernant la MIVILUDES, puisqu’il est question de
lui retirer toute responsabilité). La Commission des lois a donc décidé de « déposer
une motion tendant à opposer la question préalable au texte transmis
par l’Assemblée nationale », ce qui signifie qu’il n’y a pas
lieu de délibérer sur un texte aussi mauvais et quasi illégal pour
certaines parties. Les commentaires de certains sénateurs
s'interrogent sur la
« régularité juridique » de
l’immunité demandée pour les acteurs de la MIVILUDES, alors que « l’existence de la mission ne
relève pas aujourd’hui de la loi », qu’ « une telle immunité
n’existe à ce jour que pour deux autorités administratives
indépendantes (…), alors que cette mission interministérielle n’est
pas une autorité indépendante » et relèvent qu’une « réflexion plus
large (…) sur le rôle et les conditions de l’activité de la MIVILUDES »
serait souhaitable. Le CICNS relève pour sa part le
commentaire
ahurissant de
M. Anziani, favorable à cet article, qui trouve que les
plaintes de personnes diffamées par la MIVILUDES créent des « pressions
désagréables » qui font « perdre du temps (à la MIVILUDES) ». Nous espérons que la sagesse des sénateurs
permettra d'éviter que ces dérives, de plus en plus nombreuses dans le cadre
d'une lutte officielle contre les minorités de conviction, ne se transforment
en lois.
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