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Retraite au monastère pour boss en mal de spiritualité

Calme, méditation et recueillement: les travailleurs éreintés par leur vie frénétique réclament de plus en plus souvent une pause empreinte d'une touche spirituelle.

10/07/2007

Le Matin Bleu

De nombreux monastères ayant décelé un potentiel touristique leur ouvrent la porte. "De plus en plus de cadres ont besoin de se déconnecter de la vie de tous les jours pendant une semaine", observe le Père Leo, de la communauté bénédictine de Fischingen (TG). Au monastère, on remédie à la menace du burn-out par la simplicité. Des chambres équipées humblement, une vie quotidienne fortement structurée et beaucoup de calme permettent de prendre du recul par rapport au monde extérieur. Mais une retraite présente aussi ses propres risques: des personnes issues du monde des affaires découvrent, derrière les murs d'un cloître, la difficulté d'être seul avec soi-même, sans radio, télévision, ordinateur ni téléphone portable. "Il ne faut pas sous-estimer l'impact du silence", prévient le Père Leo. Pour certains, le silence recherché et la confrontation avec soi-même peuvent tourner à l'expérience limite. "Il arrive souvent qu'un hôte parte après deux jours parce qu'il ne supporte pas le silence", raconte le bénédictin. Les cadres épuisés doivent donc réfléchir à la manière dont ils envisagent le déroulement de leur séjour. Il existe autant de programmes différents qu'il y a de monastères. La palette va de la retraite silencieuse chez les Cisterciens aux séminaires pour managers chez les Franciscains, en passant par les cures d'Ayurveda chez les Bénédictins.

Les prix aussi sont variables. La plupart des monastères demandent un don mais d'autres ont un tarif fixe. Parfois, les religieux demandent de l'aide en cuisine ou au jardin.

http://www.lematin.ch/pages/home/tendances/societe/le_matin_online_tendances_societe?contenu=277051

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