Emmanuelle Mignon, Nicolas Sarkozy et les sectesParu dans le Journal Chrétien, dimanche 24 février 2008 (extrait) "Il n’existe ni définition légale ou jurisprudentielle de la secte, ni régime spécifique des mouvements catalogués (plutôt que qualifiés) comme sectes. L’état se détermine à connaître moins des sectes - sauf de celles qu’elle interdit positivement - que des « comportements sectaires » ou, plus exactement, des « dérives » sectaires, qui sont sous surveillance, à proportion qu’elles révèlent des assujettissements structurels préjudiciables aux individus et à la société. Sous ce rapport, la proposition attribuée à Mme Mignon, selon laquelle « les sectes sont un non-problème », malgré sa brutalité, n’est pas fausse. C’est un problème, évidemment, au sens sociologique, moral ou psychologique du terme, mais ça n’en est véritablement un pour l’État, en tant que tel, qu’autant que l’ordre public s’en trouve atteint d’une manière ou d’une autre. Indifférent par principe aux croyances, il l’est aussi à celles-là, si charlatanesques soient-elles." |
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