Les RG s'invitent chez les malades de la sclérose en plaquesAnecdote troublante trouvée dans une lettre adressée par le syndicat des infirmières scolaires au ministre de l'Éducation nationale à propos de la campagne de vaccination contre l'hépatite B, en 1997. A ce sujet, écoutez aussi les commentaires de Maître Jean-Pierre Joseph sur cette campagne. Vos gueules, les victimes ! Bonjour, je suis inspecteur aux Renseignements généraux, puis-je entrer pour vous parler ? " L'homme attend sur le pas de la porte et tend sa carte à Guy D., propriétaire d'une ferme dans l'Oise. L'agriculteur n'en revient pas, qu'a-t-il fait de répréhensible pour que débarque, en ce matin de juin 1998, un policier d'un service dont les missions restent bien mystérieuses aux yeux du simple citoyen ? Le policier s'installe dans le salon et explique qu'il est train de mener une enquête sur les opposants aux vaccinations, et plus particulièrement au vaccin de l'hépatite B. Or, il se trouve que Guy D. s'est exprimé dans le quotidien local à propos de sa fille, victime d'une sclérose en plaques post-vaccinale. Guy et son épouse pensent à une mauvaise blague. Depuis quand la police s'occupe-t-elle de médecine ? Très vite, ils se rendent à l'évidence. L'homme est sérieux et les bombarde de questions précises. Il cherche notamment à savoir s'ils sont membres d'une association ou d'un groupe spirituel. La colère commence à monter chez cet homme habitué aux travaux rudes et qui souffre chaque jour de la dégradation physique de sa fille. " J'avais tout à coup la désagréable sensation d'être traité comme un criminel, raconte-t-il. Ma fille était en train de mourir dans sa chambre et ce flic me questionnait pour savoir si j'appartenais à une secte. " |
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