Le "contenu doctrinal" de l'UNADFICommentaire entre les lignes de propos officiels de l'UNADFI dans lesquels, malgré de nombreuses précautions de style, les termes trahissent le " contenu doctrinal " de cette association. 14 mai 2007 - par le CICNS Tiré de : " Pourquoi s'intéresser au contenu doctrinal des sectes ? " Source et document complet sur : http://www.unadfi.com/IMG/pdf/Edito93.pdf (propos de l'UNADFI en italiques) " Une doctrine peut inclure une croyance, des interdits et des directives dans la vie des membres. Elle est incitative. Il n'est pas rare d'observer que des délits parfois criminels d'un adepte envers autrui ou envers lui-même cadrent avec la doctrine du groupe auquel il appartient. Il est donc utile de s'intéresser de près à la question des doctrines de sectes. " " La doctrine est incitative ", selon l'auteur de ces lignes. Notre association a pu constater à quel point la doctrine de l'antisectarisme, par son exposition médiatique et le soutien des pouvoirs publics, a pu inciter nombre de personnes à l'intolérance, parfois à la violence et même au meurtre (lire sur notre site les nombreux exemples en rapport avec les gardes d'enfants, l'assassinat de M. Miguères, le suicide du docteur Yves Jullien, les bombes posées aux sièges sociaux de certains mouvements, les harcèlements quotidiens des membres de minorités spirituelles, les diffamations et injures impunies qui circulent librement sur Internet. Notre association a constitué un imposant dossier rassemblant les dérives de la lutte antisecte en France ). Ces " incitations " doivent-elles être prises en compte dans le débat sur les sectes ? Cela nous semble évident. Mais en l'état actuel des choses, les pouvoirs publics y résistent autant, bien sûr, que ces associations consacrées à la destruction des minorités spirituelles. " Les avocats des sectes polluent les débats avec des considérations de liberté de croyance " Le terme utilisé ici (souligné par nos soins) met en lumière un jugement sans équivoque des " considérations de liberté de croyance ". Rien de nouveau à nos yeux, les discours plus mesurés de ces dernières années masquent difficilement l'intégrisme de certains des auteurs " antisectes " (lire sur notre site les propos de Roger Ikor au sujet des " sectes "). Notre commentaire le souligne cependant à l'intention de ceux qui ne souscrivent pas à cette doctrine totalitaire et pourraient être abusés par la façade d'une " défense de la famille et de l'individu ". De notre point de vue, l'analyse de texte de la doctrine des ADFI est tout aussi " utile " et " intéressante " que celle des minorités spirituelles qu'elles combattent. Il suffit de se pencher sur quelques textes pris au hasard sur le site de l'UNADFI ou sur les forums antisectes pour y trouver l'illustration de ce qu'Anne Morelli appelle " la secte des adversaires des sectes ". Ce combat d'une doctrine contre d'autres, s'il n'y avait cette tragique caution de nos gouvernements, ne serait qu'une mascarade pathétique de plus dans un monde qui aurait bien besoin de plus de fraternité et de compréhension. Propos de Mme Picard, Présidente de l'UNADFI dans Bulles du 4° trimestre 2006 : " (…) La défense du droit à la différence amène rapidement à la différence des droits. Cette conception n'intègre pas les années de construction républicaine pour protéger le citoyen des marchands d'espoir qui portent atteinte à l'ordre public et aux libertés garanties par la République." (souligné par nos soins) Les marchands d'espoir devraient être éliminés pour laisser la place à quoi ou à qui ? ... au désespoir ? aux marchands de désespoir ? Aux marchands de choses inutiles ? aux marchands de rationalisme ? Y aurait-il là une autre forme de " pollution " de la part des " sectes " quand elles prétendent à l'espoir ? En mettant le terme " marchands " en exergue de cette attaque, l'auteur de cette phrase pense diluer l'impact du mot " espoir " qui perd toute sa valeur dans cette association. Dans une société marchande assez désespérée, les tentatives de restaurer l'espoir ne peuvent " porter atteinte à l'ordre public " que dans une vision totalitaire de la société. Au total, le cynisme de tels propos est une " incitation " à poursuivre notre action sans relâche. |
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