Suicides chez Peugeot-Citroën et RenaultIl est impossible pour une minorité spirituelle de dénoncer l'amalgame sans cesse établi par la plupart des médias, des tribunaux et des pouvoirs publics entre spiritualité et criminalité de façon générale, et entre suicide et appartenance à "une secte" en particulier. Aucun journal aujourd'hui, et Le Monde moins que d'autres, n'accepterait de publier un article où une minorité spirituelle tiendrait les propos tenus ici par le PDG de Peugeot-Citroën. Pourtant, les membres des groupes spirituels se plaignent beaucoup moins des conditions de vie à l'intérieur de leur groupe que ne le font les ouvriers des grandes usines. Il n'existe pas de syndicats de membres de sectes tentant de faire entendre leur voix à leur dirigeant. Alors d'où vient cette différence de traitement, nettement discriminatoire envers les nouvelles spiritualités ? Le PDG de Peugeot-Citroën dénonce l'amalgame entre suicide et conditions de travail LEMONDE.FR avec AFP | 25.07.07 | 16h18 o Mis à jour le 25.07.07 | 16h30 Après le suicide de six salariés des sites de PSA Peugeot Citroën depuis le début de l'année, le PDG Christian Streiff s'est insurgé, mercredi 25 juillet, contre "l'amalgame" fait par ceux qui établissent un lien entre cette série de suicides et les conditions de travail dans les usines du groupe automobile. "Je dénonce formellement ceux qui font l'amalgame", a-t-il déclaré devant la presse, en marge de la présentation des résultats semestriels, avant d'ajouter que "le travail n'est pas, en tout cas pas à lui seul, la cause d'un suicide". "Les médias et beaucoup d'intervenants sollicités par la presse, tels que les syndicats, les médecins, les psychologues, ont voulu établir un lien étroit entre le travail et le suicide, relève M. Streiff. (...) Je m'insurge contre l'amalgame qui est fait pour dire que 'le travail tue', je pense que cela n'a pas de sens. C'est un manque d'humilité face à un fait que personne ne comprend." "COMMENTAIRES ACCUSATEURS" "Tous ces commentaires sont en général accusateurs vis-à-vis de l'entreprise et de la hiérarchie, et pèsent aujourd'hui très, très lourd sur le climat de nos sites et sur celui de Mulhouse en particulier", a souligné M. Streiff, qui a indiqué avoir dit aux cadres du groupe qu'"il faut absolument combattre cette idée et ne pas culpabiliser", tout en estimant : "Il est de notre rôle de continuer à améliorer nos conditions de travail et la qualité de notre management." Depuis le début de l'année, cinq salariés du site de Mulhouse (Haut-Rhin) et un salarié du site PSA de Charleville-Mézières (Ardennes) ont mis fin à leurs jours. Une cellule d'assistance psychologique a été mise en place après le dernier suicide survenu le 16 juillet, qui aurait "une cause d'ordre privé", selon les conclusions de l'enquête de gendarmerie. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-939153@51-935606,0.html Suicides chez Renault : Que se passe-t-il donc à Guyancourt ? La question qui se pose à la lecture de l'article qui suit concerne tous les groupes sociaux dans leur ensemble : peut-on pénaliser un groupe ou son dirigeant pour le suicide de l'un de ses membres ? A plus forte raison 3 suicides en 4 mois… Un seul suicide a conduit le responsable du groupe Néophare, à Nantes, à être condamné à 3 ans de prison avec sursis. Il a également sonné le glas de ce mouvement spirituel. Pourquoi ? Parce que des associations anti-sectes financées par l'Etat se sont emparées de l'affaire afin de justifier leur existence et leurs subventions, tandis que deux députés ambitieux avaient réussi à faire voter une loi portant leurs noms. Avec la loi About-Picard, qui condamne les minorités spirituelles accusées d'abus de faiblesse sur leurs adeptes pouvant conduire ceux-ci au suicide, le Parlement a jugé utile de voter une loi d'exception en stigmatisant un groupe particulier. Mais en quoi un suicide dans une minorité spirituelle serait-il plus le fait du groupe ou de son dirigeant qu'un suicide dans n'importe quel autre groupe humain ? Les syndicats de travailleurs chez Renault font état de conditions de travail harassantes, justifiant la création d'un " observatoire du stress ". En contraste, les minorités spirituelles semblent souvent jouir d'un quotient élevé de membres satisfaits et décidés à maintenir leur présence au sein du groupe qui les aide à retrouver un sens à leur vie. Les quelques rares témoignages d'apostats ne pèsent pas lourd dans la balance et ne suffisent pas à justifier la campagne de diffamation dont ces mouvements sont la cible depuis plus de 20 ans. Voyons si le Tribunal, au contraire des affaires de "sectes", approuve les arguments de la direction de Renault pour qui "Ce n'est pas parce que nous vivons cette crise de mal vivre avec trois suicides qu'il faut tirer à boulets rouges sur toute la politique sociale de Renault ", ou si c'est la plainte des travailleurs disant subir des conditions de travail inhumaines qui est reçue. Un vrai débat de société, dont l'issue devrait mettre les affaires similaires dans les minorités spirituelles en perspective. Qui est responsable d'un suicide ? Son auteur ? Son entourage ? Des facteurs qui ne peuvent pas être contrôlés ? Un peu de tout cela ? Et dans ce cas, doit-on condamner quelqu'un pour cela ? Ce sujet, comme d'autres rattachés à la question des minorités spirituelles, devrait permettre à notre société de sortir du traitement superficiel et grossier des grandes questions humaines.
Le "troisième suicide" en quatre mois d'un salarié du Technocentre "nous pose beaucoup d'interrogations et renvoie chacun à sa part de responsabilité" a déclaré mardi à l'AFP la direction du groupe. Raymond D., 38 ans, a été découvert pendu, vendredi à son domicile de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines) où a été retrouvée une lettre dans laquelle il évoquait ses difficultés au travail. Son décès est intervenu trois semaines après la marche silencieuse de salariés de ce technocentre, en hommage à deux de leurs collègues qui se sont suicidés en octobre et janvier derniers sur le site même de Guyancourt. Le Parquet de Versailles a ouvert "une enquête pénale pour vérifier les conditions de travail" au vu de la lettre laissée par le suicidé, a indiqué une source judiciaire. L'enquête entend rechercher d'éventuelles infractions (comme le harcèlement moral) liées à la mort du salarié, a précisé le Parquet. Les trois victimes avaient en commun de travailler, dans "la Ruche", bâtiment principal ultra moderne du Technocentre, sur les projets de conception de nouveaux modèles Renault, a indiqué le syndicat CGT. (...) Un "plan" pour doper les ventes qui consiste à lancer 26 modèles, dont 13 nouveautés, d'ici 2009 comme annoncé en février 2006 par le PDG, Carlos Ghosn. D'où des conditions de travail entraînant un certain "mal vivre" dans l'entreprise comme l'a affirmé à l'AFP, Jean Hotebourg, membre CGT au Conseil supérieur de prévention des risques professionnels. Selon lui, ces suicides "doivent être considérés au même titre que des accidents du travail", les trois victimes ayant fait l'objet de critiques pour leur travail, devant des collègues. Les deux premiers employés se sont donné la mort dans l'entreprise, l'un en se jetant du 5ème étage, le second s'est noyé dans un étang proche du bâtiment (La Ruche). Ce salarié avait quitté son poste de travail "en laissant ostensiblement sur son écran d'ordinateur le résumé de son entretien avec la hiérarchie", a précisé M. Hotebourg. Pour le syndicaliste, le "harcèlement" de la hiérarchie serait "la goutte d'eau" qui a fait basculer les trois victimes, d'autant a-t-il affirmé qu'une nouvelle méthode "a cours dans l'entreprise qui consiste à faire des observations au salarié en présence de ses collègues". (…) "Ce n'est pas parce que nous vivons cette crise de mal vivre au Technocentre avec 3 suicides qu'il faut tirer à boulets rouges sur toute la politique sociale de Renault" a conclu la direction. La CFDT Renault a dénoncé, elle, le "décalage entre le discours de la direction et la réalité vécue des salariés". Source : http://actualite.aol.fr/ |
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