Laïcité : le Conseil d'Etat rappelle l'obligation de neutralité de tout agent publicCe texte est à rappprocher du "Guide de l'Agent Public" pour bien comprendre que tout vocable peut prendre le sens convenant à celui qui l'emploie. En effet, personne ne saurait plus dire aujourd'hui, dans ce contexte, ce que signifie le mot "neutralité". En quoi l'Etat peut-îl se dire "neutre" quand tout est mis en oeuvre pour nuire à la spiritualité et l'empêcher de s'exprimer dans l'espace public ? De quelle neutralité parlons-nous ?
Le Conseil d'Etat réaffirme les principes "de laïcité et
l'obligation de neutralité" qui pèsent sur "tout agent
public" en rejetant la demande d'annulation d'une sanction infligée
à un fonctionnaire de l'ENSAM (Ecole nationale supérieure des Arts et
Métiers) qui avait mis l'adresse électronique de son travail à
disposition d'une organisation sectaire. Il lui était également
reproché d'avoir fait figurer sur le site Internet de la secte, sa
qualité de membre ainsi que son adresse mail professionnelle.
Dans les faits, l'agent de l'établissement d'enseignement avait utilisé sa boîte mail professionnelle ainsi que celle d'un directeur de laboratoire de l'ENSAM, à son insu, pour correspondre avec "l'association pour l'unification du christianisme mondial", plus connue sous le nom de "Moon". Le ministre de l'Education nationale a sanctionné ces agissements par un arrêté ministériel du 13 décembre 1996 prononçant "une exclusion de fonction pour une durée de six mois dont trois avec sursis." L'auteur des faits avait alors contesté la légalité de l'arrêté de sanction devant la juridiction administrative. Dans son arrêt du 15 octobre 2003, le conseil d'Etat statuant au contentieux a rejeté la demande d'annulation. Lire l'arrêt: http://www.rajf.org/article.php3?id_article=2043
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