Une nouvelle centrale de renseignement vient remplacer la DST et les RG
La
nouvelle direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née
officiellement ce mardi de la fusion de la DST et des RG, sera
destinée à "muscler" la surveillance de la mouvance
islamiste, perçue comme la principale menace extérieure.
Le
nouvel organisme central créé par décret le 25 juin dernier à
l'initiative de Nicolas Sarkozy sera sans doute dirigé par un de
ses proches, le préfet Bernard Squarcini.
Les
4.000 agents de la DCRI, dont 3.000 policiers, sont déjà installés
depuis plusieurs mois dans un nouvel immeuble de Levallois-Perret
(Hauts-de-Seine).
La
naissance de la DCRI prolonge les nouvelles missions de surveillance
de la menace islamiste assignée à la DST depuis la fin de la
guerre froide et met fin aussi en apparence à l'autonomie des
RG, service de police controversé car soupçonné d'avoir été
utilisé à des fins politiques par les gouvernements. Dans
les départements, les anciens policiers des "RG" seront
rattachés à une autre direction de la police, celle de la sécurité
publique, dans un "service départemental de l'information générale".
Ils poursuivront leurs missions habituelles de travail de contacts
officiels avec divers organismes comme les syndicats et de
surveillance de diverses mouvances jugées potentiellement violentes
ou dangereuses.
Les
surveillances de partis politiques, de syndicats ou d'associations légales
sont officiellement interdites depuis le début des années 1990.
Une
nouvelle polémique avait été déclenchée en janvier 2007
lorsqu'il est apparu que les RG avaient enquêté sur Cette
fusion RG-DST, voulue par le Chef de l'État, n'a pas fait l'unanimité
et la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a dû la mener
à bien malgré ses réticences personnelles. Les syndicats de
police, après quelques discussions, ont aussi fait taire leur
opposition.
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