Menu

Un communiqué de la communauté Tabitha's Place, à Sus-Navarrenx

 

Veuillez trouver ci-dessous une dépêche que nous avons communiquée à l'AFP, aux médias locaux, à CAP LC, ainsi qu'au Parquet de Pau et à la gendarmerie locale, suite au compte rendu public de la commission d'enquête sur les sectes.

Les déclarations de Monsieur Georges Fenech, Président de la Commission de Lutte contre les Sectes nous inspirent les réflexions suivantes :

Tout d'abord, et nous pensons que ce sera l'impression générale des auditeurs, nous avons cru entendre un réquisitoire fulminant, non point en priorité contre les groupes sectaires, mais contre ceux qui les laissent coupablement prospérer, c'est-à-dire comme Monsieur Fenech les a appelés : les pouvoirs publics ; à savoir toutes les branches de l'administration, c'est-à-dire, pêle-mêle, la Justice, l'Administration de la Santé, l'Académie, les Services Préfectoraux, etc. considérés par Monsieur Brard comme indifférents, manquant de sensibilisation et de mobilisation. Cela démontre à nos yeux la déconnection totale de la Commission avec la réalité du terrain, ou sa mauvaise foi, ou son esprit démagogique ou politicien, peut-être son incompétence.

Ainsi, en ce qui nous concerne, nous pouvons affirmer qu'il n'y a aucune complaisance des pouvoirs publics à notre égard. Nous vivons en permanence sous le contrôle de Monsieur Eric Maurel, Procureur de la République de Pau ayant à sa disposition la brigade de gendarmerie de Navarrenx qui vient nous rendre visite régulièrement, de l'officier de police des renseignements généraux qui nous est affecté, des travailleurs sociaux, des médecins assermentés que nous envoient les juges des enfants.

D'autre part, Monsieur Fenech ment lorsqu'il affirme que l'Académie a fait le choix du maintien d'une école. Alors qu'en réalité, après instruction, elle a rejeté la déclaration d'ouverture effectuée par notre communauté disposant de locaux conformes et d'une titulaire d'un C.A.P.E.S. Une nouvelle procédure est en cours et nous prions pour ceux qui décideront.

Il ment également lorsqu'il prétend avoir trouvé dans notre communauté, lors de sa visite, quatre enfants "non déclarés", alors que ceux-ci étaient en visite à Sus et sont légalement domiciliés en Angleterre.

Plus grave encore, est la déclaration de Monsieur Daniel Groscolas, Directeur du C.C.M.M. à la chaîne parlementaire, à 13h15, le 19 Décembre courant, après le compte-rendu du rapport de la Commission. Cet homme, aux fonctions administratives éminentes, portant les insignes des plus hauts grades des palmes académiques, l'air patelin d'un bon grand père, c'est-à-dire éminemment crédible, a donc annoncé à des millions de téléspectateurs que lors d'un contrôle, la secte de Sus avait caché des enfants dans des caves et qu'ils y avaient été débusqués par les services de la gendarmerie. Mensonge éhonté ! C'est avec de telles calomnies que l'on construit notre image. Monsieur Daniel Groscolas, s'il avait un peu d'honneur devrait reconnaître publiquement avoir tout inventé. A défaut, nous prendrons nos utilités. Car, "Les propos du médisant sont comme des friandises, ils descendent jusqu'aux tréfonds des entrailles" (Proverbes de Salomon 18:8).

Pour le surplus, la Commission nous a donné l'impression d'avoir fait un travail approximatif, superficiel à l'image de la visite éclair effectuée à Sus, constituant en réalité un coup médiatique. En conclusion, sachant très bien que les travaux de la Commission se perdront dans les sables, tellement l'essentiel de ses cinquante propositions sont irréalistes et non traductibles dans la législation, nous ne changerons rien, en l'état, à notre comportement, mais continuerons de plus fort à dialoguer avec les Pouvoirs Publics, voués aux gémonies par Monsieur Fenech.

Haut de page


Menu

© CICNS 2004-2008 - www.cicns.net (Textes, photos et dessins sur le site)